4 novembre 2016 / 20:32 / il y a 9 mois

LEAD 2-Wall St baisse toujours, 9e repli d'affilée pour le S&P 500

* Le Dow a perdu 0,24%, le S&P-500 0,17%, le Nasdaq 0,24%

* Neuvième séance de baisse pour le S&P, du jamais vu depuis 1980

* Le risque politique incite les investisseurs à se tenir à l'écart

* Les chiffres de l'emploi n'ont pas suffi à rassurer

* Sur la semaine, le Dow perd 1,5%, le S&P 1,94%, le Nasdaq 2,77% (Actualisé avec précisions, commentaire, changes et marché obligataire)

par Lewis Krauskopf

NEW YORK, 4 novembre (Reuters) - La Bourse de New York a de nouveau fini en baisse vendredi et l'indice Standard & Poor's 500 affiche désormais neuf séances consécutives de repli, du jamais vu depuis près de 36 ans, de nombreux investisseurs préférant rester en retrait à quatre jours de l'élection présidentielle américaine.

Le S&P 500 a cédé 3,48 points, soit 0,17%, à 2.085,18. Le Dow Jones a perdu 42,39 points (-0,24%) à 17.888,28 et le Nasdaq Composite a reculé de 12,04 points (-0,24%) à 5.046,37.

Le Nasdaq a lui aussi enchaîné neuf séances de recul d'affilée et le Dow Jones sept. Sur l'ensemble de la semaine, le Dow a perdu 1,5%, le S&P 500 1,94% et le Nasdaq 2,77%. Le S&P ramène ainsi à 2,03% seulement sa progression depuis le 1er janvier.

L'aversion au risque reste nourrie par la remontée dans les sondages de Donald Trump, le candidat républicain à la Maison blanche, alors que sa rivale démocrate, Hillary Clinton, semblait jusqu'à la semaine dernière disposer d'une avance confortable.

Si le dernier sondage Reuters-Ipsos en date donne un léger avantage à la candidate démocrate au niveau national, les résultats de plusieurs Etats susceptibles d'être décisifs et qui lui semblaient acquis apparaissent désormais beaucoup plus incertains.

"A l'évidence, l'évolution des sondages électoraux a été le gros sujet de préoccupation de la semaine. On a assisté à un rebond momentané mais il n'a pas duré et les gens ont tout simplement décidé de liquider leurs positions avant la clôture, pour réduire leur exposition au cas où d'autres mauvaises nouvelles arriveraient pendant le week-end", explique Michael O'Rourke, responsable de la stratégie de marché de Jones Trading.

Dans ce contexte politique défavorable, Wall Street a accueilli avec prudence les statistiques mensuelles de l'emploi. L'économie américaine a créé 161.000 postes en octobre selon le rapport du département du Travail, alors que le consensus Reuters en donnait 175.000 et le taux de chômage est revenu à 4,9% tandis que le salaire horaire moyenne augmentait de 0,4%, plus qu'attendu.

LA VOLATILITÉ TOUJOURS À LA HAUSSE

Ces statistiques pourraient fournir à la Réserve fédérale un argument de plus pour justifier une hausse de taux le mois prochain, une hypothèse dont la probabilité est estimée à plus de 70% par les marchés selon le baromètre FedWatch de CME Group.

La décision de la Fed dépendra toutefois entre autres des résultats des élections et de leur impact économique et financier.

L'indice de volatilité du CBOE, baromètre de la nervosité des investisseurs, a progressé de près de 2% sur la journée à 22,51 et reste au-dessus de sa moyenne de long terme de 20.

La baisse continue des cours du pétrole a par ailleurs pesé sur la tendance. L'indice S&P du secteur de l'énergie a abandonné 0,51% sur la journée.

Aux valeurs, des résultats meilleurs qu'attendu ont permis à la société de biotechnologies Regeneron et à l'assureur santé Humana de gagner respectivement 1,60% et 1,28%, tandis que Starbucks s'adjugeait 1,89%.

A la baisse, le fabricant de caméras portables GoPro a chuté de 6,53%, ses prévisions pour la saison décisive des fêtes de fin d'année ayant été jugées décevantes par les investisseurs.

Au total, 7,3 milliards d'actions environ ont été échangées vendredi sur les différents marchés américains, contre 6,6 milliards en moyenne sur les 20 séances précédentes.

Le dollar, lui aussi victime de la nervosité pré-électorale, a de nouveau cédé du terrain face aux autres grandes devises, touchant un plus bas d'un mois face au franc suisse tandis que l'euro remontait à près de 1,1140 dollar.

Le marché obligataire a logiquement profité du statut de valeur refuge des emprunts d'Etat: le rendement des Treasuries a dix ans est revenu à 1,79% alors qu'il avait atteint 1,83% juste après les chiffres de l'emploi. La baisse du pétrole a également alimenté celle des rendements en ravivant les préoccupations liées à la faiblesse de l'inflation. (avec Tanya Agrawal; Marc Angrand pour le service français)

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