Volkswagen-Le conseil convoqué vendredi, pas de décision rapide

jeudi 3 novembre 2016 16h45
 

HAMBOURG/BERLIN, 3 novembre (Reuters) - Le conseil de surveillance de Volkswagen se réunira vendredi pour débattre des possibilités de réduction des coûts et des pistes d'investissement, a confirmé le deuxième actionnaire du groupe automobile, tout en précisant qu'il faudrait sans doute patienter encore des semaines avant un accord entre la direction et les salariés.

Une réunion ordinaire du conseil est prévue le 18 novembre pour approuver les projets d'investissements dans les sites de production et les nouveaux modèles prévus d'ici 2021, mais cela suppose que les discussions entre la direction et le conseil d'entreprise, principal organe de représentation des salariés, aient abouti d'ici là.

La diversité et la complexité des dossiers sur lesquels devra se prononcer le conseil de surveillance, parmi lesquels figurent les prévisions de dépenses, les suppressions de postes, le renouvellement des gammes de modèles et le niveau élevé des coûts de production en Allemagne ont rendu nécessaire la réunion extraordinaire de vendredi, ont expliqué deux sources proches du conseil.

Mais si aucun accord sur la réduction des coûts et la stratégie n'est conclu avant le 18 novembre, VW devra retarder la ratification du budget du groupe, a précisé l'une d'elles.

"Comme vous le savez, il y a en ce moment des discussions entre la direction et le conseil d'entreprise sur un accord à venir", a déclaré Stephan Weil, le ministre-président du Land de Basse-Saxe, deuxième actionnaire de Volkswagen, mercredi soir à des journalistes. Il a ajouté qu'il ne fallait attendre "trop" de la réunion de vendredi.

Le premier groupe automobile européen doit faire des économies, notamment en Allemagne, pour compenser les charges liées au scandale du trucage des émissions polluantes tout en finançant son virage vers la voiture électrique et les véhicules autonomes.

Herbert Diess, le directeur de la marque VW, la plus importante du groupe allemand, veut réduire les coûts annuels de celle-ci de 3,7 milliards d'euros d'ici 2021.

Mais le puissant conseil d'entreprise, dont les membres détiennent près de la moitié des 20 sièges du conseil de surveillance, ont déclaré qu'ils ne soutiendraient pas un tel projet sans avoir obtenu au préalable des engagements de la direction sur des objectifs chiffrés de production et d'investissements.

Une source a précisé que le groupe n'avait pas encore annoncé quelles usines assembleraient les futurs modèles électriques du groupe, ni détaillé ses projets en matière de fabrication des batteries.

"On a fait des progrès mais il y a encore des sujets importants en discussion", a dit cette personne. (Jan Schwartz et Andreas Cremer; Marc Angrand pour le service français)