3 novembre 2016 / 10:12 / il y a 9 mois

GB/Indicateurs-Déficit budgétaire moins prononcé que prévu

LONDRES, 22 novembre (Reuters) - Les principaux indicateurs macroéconomiques britanniques publiés depuis le début du mois:

* DÉFICIT BUDGÉTAIRE EN BAISSE DE 25% EN OCTOBRE

22 novembre - Les finances publiques britanniques ont accusé en octobre un déficit beaucoup moins important que prévu mais elles paraissent fragiles par rapport à l'objectif fixé pour l'ensemble de l'exercice 2016-2017, selon des données publiées un jour avant la présentation du premier budget post-Brexit.

Le déficit budgétaire - hors impact des banques détenues par l'Etat - est ressorti à 4,8 milliards de livres (5,6 milliards d'euros) le mois dernier, en baisse de 25% par rapport à octobre 2015, a précisé mardi l'ONS, l'institut national de la statistique.

Ce déficit est inférieur aux prévisions de tous les économistes interrogés par Reuters, qui avaient anticipé en moyenne un montant de 6,0 milliards de livres.

Mercredi, le ministre des Finances, Philip Hammond, présentera le premier projet de budget de la Grande-Bretagne depuis que le pays a décidé, lors du référendum du 23 juin, de quitter l'Union européenne.

Dimanche, Philip Hammond a déclaré que ce projet visait à préparer l'économie à la future sortie de la Grande-Bretagne de l'UE et à aider les familles en situation précaire à affronter les difficultés à venir.

Sur les sept premiers mois de l'exercice 2016-2017 (qui sera clos le 31 mars), le déficit budgétaire s'inscrit à 48,6 milliards de livres, soit une baisse de 10,3% par rapport à la même période de 2015-2016 et le total le plus faible sur une telle période depuis 2008.

Mais à ce niveau de 48,6 milliards, il s'approche du déficit de 55,5 milliards de livres retenu pour l'ensemble de l'exercice.

L'ONS a précisé que les performances budgétaires meilleures que prévu le mois dernier étaient surtout le fait de la bonne tenue des recettes fiscales.

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* PIC DE CROISSANCE DE 14 ANS DES VENTES AU DÉTAIL

17 novembre - Les ventes au détail ont nettement augmenté en octobre, dégageant une croissance annuelle au plus haut depuis plus de 14 ans, un temps froid ayant favorisé les ventes d'articles de confection, tandis que les supermarchés ont profité de Halloween.

Leur hausse a été de 1,9% en octobre après un gain de 0,1% en septembre, a annoncé jeudi l'Office de la statistique nationale, soit près du double de la prévision la plus haute d'une enquête de Reuters auprès d'économistes.

Par rapport à octobre 2015, les ventes ont progressé de 7,4% après +4,2% en septembre et un consensus donnant +5,3%. C'est leur croissance annuelle la plus vive depuis avril 2002.

Le lissage de la statistique sur trois mois à fin octobre, censé oblitérer le caractère volatil du chiffre mensuel, donne tout de même une croissance de 5,9% sur la période comparable de 2015, la plus forte depuis juin 2002.

Les ventes de vêtements ont augmenté de 5,1% sur le mois en octobre, leur hausse la plus forte depuis mars 2014, tandis que les ventes sur internet sont en hausse de plus de 25% par rapport à octobre 2015.

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* LE TAUX DE CHÔMAGE À UN PLUS BAS DE 11 ANS

16 novembre - Le taux de chômage en Grande-Bretagne a baissé au cours des trois premiers mois qui ont suivi le vote pour une sortie du pays de l'Union européenne, tombant à un creux de 11 ans, mais des signes montrent un ralentissement du marché du travail.

Le chômage a reflué à 4,8% de la population active au cours de la période allant de juillet à septembre, a annoncé mercredi l'institut des statistiques nationales ONS.

Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un taux à 4,9%.

Mais le nombre de personnes en activité n'a augmenté que de 49.000, la plus faible hausse depuis les trois premiers mois de l'année, et sur le seul mois d'octobre le nombre de demandeurs d'emploi inscrits a augmenté de 9.800, plus forte hausse depuis mai.

L'économie britannique a résisté mieux que prévu au choc provoqué par le référendum de juin sur le Brexit mais les économistes s'attendent à ce que les incertitudes autour des négociations à venir avec l'UE freinent les intentions d'embauche des entreprises et aggrave le chômage.

La Banque d'Angleterre s'attend à ce que le taux de chômage remonte à 5,6% dans deux ans et une enquête auprès des employeurs, publiée lundi par Chartered Institute of Personnel & Development (CIPD), montre que les entreprises ont déjà réduit leurs projets d'embauche pour la fin de 2016.

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* L'INFLATION PLUS FAIBLE QUE PRÉVU EN OCTOBRE

L'inflation en Grande-Bretagne a baissé plus que prévu en octobre, à +0,9% sur un an alors que les économistes l'attendaient à +1,1%, montrent les données publiées mardi par l'Office des statistiques nationales.

La Banque d'Angleterre s'attend à ce que l'inflation atteigne autour de 2,7% dans environ un an, la baisse de la livre sterling dans le sillage du vote des Britanniques en faveur d'une sortie de l'Union européenne renchérissant le coût des importations.

Signe que l'inflation pourrait bientôt repartir à la hausse, les prix à la production ont augmenté de 2,1% en octobre, dépassant les attentes et enregistrant leur plus forte progression depuis avril 2012.

Les prix producteurs ont notamment été tirés par les matières premières et le pétrole, en hausse de 4,6% en octobre par rapport à septembre -- un record.

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* RÉDUCTION DU DÉFICIT COMMERCIAL SUR 3 MOIS À FIN SEPTEMBRE

9 novembre - Le déficit commercial a diminué sur les trois mois à fin septembre, ce qui est de bon augure pour la croissance du troisième trimestre, conséquence d'une forte baisse du sterling à la suite du référendum favorable à la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne (UE).

Le déficit global est ressorti à 11 milliards de livres au troisième trimestre contre 12,7 milliards au trimestre précédent, lequel était le plus élevé depuis la fin 2013, a annoncé l'Office de la statistique nationale mercredi.

Le déficit marchand totalise 33,2 milliards de livres au troisième trimestre mais pour le seul mois de septembre il s'est creusé à 12,7 milliards, au-delà de toutes les prévisions d'une enquête Reuters, conséquence en particulier d'un déficit record de 8,7 milliards avec l'UE.

Le déficit marchand d'août a été révisé à 11,1 milliards contre 12,1 milliards.

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* BAISSE INATTENDUE DE LA PRODUCTION INDUSTRIELLE (-0,4%)

8 novembre - La production industrielle britannique a subi en septembre une baisse inattendue, sous l'effet d'opérations de maintenance dans les installations d'hydrocarbures de mer du Nord et des températures clémentes qui ont réduit la demande d'électricité, mais la seule production manufacturière a progressé plus que prévu.

La production industrielle a reculé de 0,4%, comme en août, montrent les données officielles publiées mardi. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une stagnation.

La production manufacturière a augmenté à l'inverse de 0,6%, sa plus forte hausse depuis avril, permettant de clôturer sur une note vigoureuse un troisième trimestre qui avait été maussade jusque-là. Le marché attendait une progression de 0,4%.

Sur l'ensemble du troisième trimestre, la production industrielle a décliné de 0,5%, une baisse un peu plus forte que celle de 0,4% prise en compte dans le calcul de la première estimation du produit intérieur brut.

"Il n'y a pas de signes évidents à ce stade d'un impact de la faiblesse de la livre ou des incertitudes post-référendum sur la production des usines", a déclaré Kate Davies, statisticienne à l'Office des statistiques nationales (ONS).

La chute de 20% du sterling face au dollar depuis le référendum du 23 juin sur le Brexit favorise les exportations britanniques mais fait aussi monter les prix à l'importation, ce qui risque de comprimer les marges des entreprises et d'alimenter l'inflation.

* L'INDICE PMI DES SERVICES AU PLUS HAUT DEPUIS JANVIER

3 novembre - Le secteur britannique des services a connu en octobre une croissance plus forte que prévu, ce qui alimente les doutes sur la nécessité pour la Banque d'Angleterre de baisser encore ses taux pour absorber les effets du vote en faveur d'une sortie de l'Union européenne.

L'indice pour le secteur des services a progressé en octobre à 54,5 contre 52,6 en septembre, son niveau le plus élevé depuis janvier, montrent les résultats de l'enquête Markit/CIPS auprès des directeurs d'achat (PMI) publiés jeudi.

Ce chiffre est supérieur à la prévision médiane de 52,4 des économistes interrogés par Reuters. Il confirme aussi que l'économie a largement maintenu son rythme de croissance après le référendum du 23 juin, en dépit des préoccupations de certaines entreprises comme les constructeurs automobiles et de la perspective d'une sortie dite "dure" de la Grande-Bretagne de l'UE.

Les indicateurs britanniques en temps réel (Service économique)

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