Amende de 350.000 en Italie pour le DG délégué de LVMH

mercredi 2 novembre 2016 15h52
 

MILAN/PARIS, 2 novembre (Reuters) - L'autorité italienne de régulation boursière (Consob) a infligé une amende de 350.000 euros au directeur général délégué de LVMH Antonio Belloni pour divulgation d'information confidentielle à son gestionnaire de fonds avant le rachat du joaillier italien Bulgari par LVMH en 2011.

Antonio Belloni a informé Alessandro Sonvico, gérant de la société de gestion suisse Pentagram, de l'offre de rachat de Bulgari, a indiqué la Consob dans un communiqué.

Cette sanction financière est assortie d'une interdiction, pour une période de huit mois, d'exercer une fonction au sein d'une entreprise cotée.

On ignore si cette interdiction de l'autorité italienne s'applique à une société étrangère.

Les avocats d'Antonio Belloni ont fait savoir que celui-ci réfutait toutes les charges retenues contre lui et avait fait appel de cette décision.

"Monsieur Belloni regrette la décision (de la Consob) qu'il considère comme injuste et aborde la procédure d'appel avec le calme de quelqu'un qui n'a rien commis d'illégal", ont-ils ajouté dans un communiqué.

Pour sa part, le groupe LVMH a indiqué que ses avocats italiens et français avaient vérifié "qu'aucune des fonctions d'Antonio Belloni n'étaient concernées par cette décision".

"LVMH maintient toute sa confiance à son directeur général délégué dont la loyauté et l'intégrité ont été constantes depuis qu'il a rejoint le groupe en 2001", a ajouté LVMH.

Le gestionnaire de fonds Alessandro Sonvico, qui a écopé d'une amende similaire à celle infligée à Antonio Belloni, n'était pas joignable dans l'immédiat. (Giulia Segreti et Pascale Denis, édité par Dominique Rodriguez)