LEAD 1-La BCE quasi-certaine de prolonger et d'assouplir le QE-sources

mercredi 26 octobre 2016 16h47
 

(Actualisé avec précisions et contexte)

par Francesco Canepa et Frank Siebelt

FRANCFORT, 26 octobre (Reuters) - Il est désormais pratiquement acquis que la Banque centrale européenne (BCE) continuera d'acheter des obligations sur les marchés après le mois de mars et qu'elle assouplira les modalités de ces achats pour éviter une pénurie de titres, ont déclaré à Reuters plusieurs sources de banques centrales.

Le Conseil des gouverneurs devra se prononcer le 8 décembre sur une éventuelle prolongation du programme d'assouplissement quantitatif (quantitative easing, QE) dans le cadre duquel la BCE achète actuellement pour 80 milliards d'euros de titres par mois afin de soutenir le crédit et la croissance dans la zone euro. Ses membres disposeront alors de nouvelles prévisions de croissance et d'inflation.

Le Conseil n'a pas débattu de propositions précises lors de sa réunion de la semaine dernière et aucune proposition détaillée n'a été formulée. Mais des sources proches du dossier ont dit qu'il était pratiquement sûr que le QE continuerait sous une forme ou sous une autre au-delà de mars, l'échéance prévue initialement.

Une telle prolongation correspondrait aux propos tenus jeudi dernier par le président de l'institution, Mario Draghi, selon lesquels les responsables de la BCE sont "déterminés à conserver, dans la période à venir, l'orientation très accommodante de la politique monétaire".

La question du maintien ou non du montant mensuel de 80 milliards d'euros d'achats n'a pas encore été tranchée et la réponse qui y sera apportée dépendra des données économiques disponibles, ont dit les sources.

Des statistiques récentes ont montré une remontée de l'inflation tandis que plusieurs indicateurs d'activité, comme les indices des directeurs d'achat de Markit ou l'indice Ifo du climat des affaires en Allemagne, suggéraient une amélioration de la conjoncture.

Mais la hausse des prix dans la zone euro est encore loin de l'objectif de la BCE d'un taux inférieur à mais proche de 2%, qu'elle ne devrait pas atteindre avant au moins deux ans. Dans ces conditions, ont dit les sources, même les membres les plus rigoristes du Conseil des gouverneurs ne sont pas prêts à arrêter les achats d'obligations en mars.   Suite...