October 25, 2016 / 11:17 AM / 9 months ago

FGC ne renonce pas à Aixtron malgré l'opposition de Berlin

3 MINUTES DE LECTURE

par Maria Sheahan

FRANCFORT, 25 octobre (Reuters) - Le fonds chinois Fujian Grand Chip Investment Fund (FGC) poursuit son OPA sur l'équipementier des semi-conducteurs Aixtron même si le gouvernement allemand a retiré son autorisation lundi pour des raisons de sécurité.

Berlin avait donné son feu vert le 8 septembre mais Aixtron a annoncé lundi que le ministère de l'Economie avait retiré une autorisation et décidé de réexaminer l'offre de 670 millions d'euros.

La décision du ministère témoigne d'une atmosphère devenue propice au protectionnisme en Allemagne et est tombée une semaine avant qu'une délégation emmenée par le ministre de l'Economie Sigmar Gabriel se rende en Chine.

"La lettre du ministère de l'Economie n'aboutit pas en elle-même à l'abandon de l'OPA", explique FGC, un fonds d'investissement contrôlé à hauteur de 51% par l'homme d'affaires Zhendong Liu, mardi dans un communiqué.

Il y ajoute qu'il en examine les implications légales et mentionne que le ministère a fait état de technologies relevant de la sécurité, en particulier dans le secteur de la défense, pour justifier un réexamen de l'opération.

Le fonds d'investissement, qui confirme ainsi des propos tenus dans Die Welt par le secrétaire d'Etat à l'Economie Matthias Machnig, n'en dit pas plus.

L'offre de FGC s'est achevée vendredi avec des promesses de vente représentant 65% du capital, suffisantes en principe pour poursuivre l'OPA à laquelle la direction de l'équipementier allemand avait apporté son soutien.

Le rachat de sociétés technologiques par des sociétés chinoises est un sujet de plus en plus sensible en Allemagne.

La question prend d'autant plus d'importance que le groupe chinois d'électroménager Midea est en train de racheter le constructeur de robots industriels Kuka et que le fabricant de semi-conducteurs Sanan Optoelectronics a dit lundi être en contact avec le spécialiste de l'éclairage Osram, la presse allemande prêtant au premier l'intention d'acheter le second.

"Il est évident que le gouvernement allemand n'agit pas sans motif. Il veut garder toute cette technologie en Allemagne, avec raison. Ils ont déjà trop donné; il s'agit d'entreprises, de technologies, d'emplois et de capitaux allemands", observe David Vos, analyste de Barclays.

De son côté, le ministère des Affaires étrangères chinois a dit qu'il continuait d'encourager les investissements à l'étranger. (Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Véronique Tison)

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