Nissan décidera en novembre si le Qashqai sera fabriqué en GB

vendredi 21 octobre 2016 09h56
 

YOKOHOMA, Japon, 21 octobre (Reuters) - Nissan Motor décidera le mois prochain si la nouvelle version de son SUV Qashqai sera produite dans son usine britannique de Sunderland, une décision d'investissement qui aura valeur de symbole dans le contexte du "Brexit", a déclaré vendredi Carlos Ghosn, P-DG du constructeur automobile japonais.

Fin septembre, ce dernier avait dit souhaiter, avant de s'engager à investir davantage dans cette usine, un accord avec le Royaume-Uni sur des compensations en cas d'éventuels coûts douaniers liés à la décision du pays de quitter l'Union européenne.

La semaine dernière, à l'issue d'un entretien à Londres avec la Première ministre britannique Theresa May, Carlos Ghosn s'est dit confiant dans la capacité du Royaume-Uni à rester compétitif après sa sortie de l'Union européenne.

L'usine de Sunderland, qui fabrique l'actuelle version du Qashqai ainsi que d'autres modèles Nissan exportés en Europe, est la plus importante usine automobile de Grande-Bretagne, avec une production de 475.000 véhicules l'an dernier, dont 80% ont été exportés.

"Nous ne demandons pas à être avantagés (par le gouvernement britannique) mais nous ne voulons pas perdre en compétitivité (...)", a dit Carlos Ghosn à des journalistes au siège de Nissan à Yokohama.

Le P-DG du constructeur a dit avoir été rassuré par la volonté affirmée du gouvernement britannique de "faire très attention" à "préserver la compétitivité" du site de Sunderland.

"Tant que j'ai cette garantie (...) je peux envisager avec plus de sérénité l'avenir de Sunderland", a poursuivi Carlos Ghosn.

La production de la nouvelle version du Qashqai devrait commencer en 2018 ou 2019.

Lors de son premier sommet européen en tant que Première ministre britannique, Theresa May a confirmé jeudi qu'elle invoquerait d'ici fin mars 2017 l'article 50 relatif à la sortie de l'UE décidée le 23 juin par référendum, ce qui lancera deux ans de négociations.

A cette occasion, elle a répété qu'il n'y aurait pas de deuxième référendum et s'est prononcée en faveur d'une sortie "en douceur et ordonnée". (Naomi Tajitsu, Benoît Van Overstraeten pour le service français)