La Cour des comptes épingle le fonctionnement de la BPI-Presse

jeudi 20 octobre 2016 18h52
 

PARIS, 20 octobre (Reuters) - Flambée des salaires, véhicules de fonction et frais de taxis : la Cour des comptes estime que la Banque publique d'investissement (Bpifrance) joue son rôle mais épingle son fonctionnement, selon un rapport dévoilé jeudi par Le Point.

La création fin 2012 de Bpifrance grâce à la fusion du Fonds stratégique d'investissement (FSI), d'Oséo et d'une filiale de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) était une promesse de campagne de François Hollande.

Sur les missions et les réalisations de l'institution, le constat de la Cour des comptes est "plutôt encourageant", selon Le Point. En revanche, les "Sages" critiquent les abus dont bénéficieraient surtout ses cadres.

Dans un communiqué, la Cour des comptes déplore pour sa part cette publication, soulignant qu'il s'agit "d'observations provisoires" et que "la procédure contradictoire" qui permet à l'organisme de s'expliquer "n'est pas achevée".

Contacté par Reuters, un porte-parole de Bpifrance a refuté que la politique de rémunération soit excessive en comparaison d'autres institutions de ce type.

Selon Le Point, la Cour des comptes met tout d'abord en cause le coût des voitures de fonction - 6,6 millions d'euros pour la seule année 2015 - bénéficiant à 604 salariés sur 2.000.

En outre, neuf des dix directeurs disposant d'une voiture auraient parallèlement utilisé des taxis pour un total de 64.000 euros en 2015, soit plus de 530 euros par mois.

"Les coûts de taxi, cela relève selon nous de l'anecdote", répond le porte-parole de la BPI, expliquant qu'une grande partie du montant moyen de 530 euros vient du fait que le patron de la Bpifrance, Nicolas Dufourcq, "n'a pas de chauffeur et qu'il se déplace exclusivement et énormément en taxi".

  Suite...