ENCADRE-Négociations sur le Brexit: ce qui est en jeu

jeudi 20 octobre 2016 18h19
 

LONDRES, 20 octobre (Reuters) - La Première ministre britannique Theresa May sera fermement invitée, jeudi et vendredi lors du sommet européen de Bruxelles, à préciser la manière dont elle entend gérer la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.

Après avoir entretenu le flou pendant des semaines, la dirigeante conservatrice a semblé, devant le Congrès de son parti début octobre, opter pour la piste d'un "Brexit dur", privilégiant un contrôle de l'immigration tout en se coupant du marché unique. Mais les dirigeants européens cherchent encore à jauger ses intentions.

Voici un résumé des principaux enjeux des négociations entre Londres et Bruxelles, que la Première ministre britannique a promis de lancer avant mars 2017:

ACCÈS AU MARCHÉ UNIQUE

Les entreprises britanniques se heurteront à des barrières douanières pour accéder au marché de l'UE, fort de 500 millions de consommateurs, si Theresa May choisit de céder aux appels de nombreux électeurs conservateurs en faveur d'un contrôle plus strict de l'immigration. De tels contrôles enfreindraient en effet le sacro-saint principe de liberté de circulation des personnes au sein du bloc.

Les partisans d'un "Brexit dur" soutiennent que l'Allemagne et d'autres pays membres bluffent en évoquant l'instauration de droits de douane sur les biens et services britanniques, car leurs exportateurs auraient bien trop à perdre.

Mais les employeurs sont inquiets, en particulier dans les secteurs qui pourraient hériter des droits de douane les plus élevés en cas d'absence d'accord entre Londres et Bruxelles.

Pour vendre une automobile sur le marché de l'UE, un pays non membre doit ainsi s'acquitter d'une taxe de 10% et Nissan, qui exporte vers l'UE des milliers de véhicules construits dans son usine de Sunderland, la plus importante de Grande-Bretagne, a d'ores et déjà demandé à Londres des compensations pour faire face à d'éventuels coûts douaniers liés au Brexit.   Suite...