REPORTAGE-Les "Zadistes" de Notre-Dame-des-Landes attendent la police de pied ferme

mercredi 19 octobre 2016 16h25
 

* Manuel Valls assure que la "Zad" sera évacuée

* Les occupants du site n'entendent pas se rendre sans combattre

* La vie continue pour les agriculteurs de la zone

par Guillaume Frouin

NOTRE-DAME-DES-LANDES, Loire-Atlantique, 19 octobre (Reuters) - F ormations à la "défense", cabanes dans les arbres, barricades : les occupants de la "zone à défendre" (Zad) de Notre-Dame-des-Landes, le site où doit être construit le futur Aéroport du Grand Ouest, attendent de pied ferme les forces de l'ordre que Manuel Valls a promis de leur envoyer sous peu pour les évacuer.

Le Premier ministre - qui était ministre de l'Intérieur lors de la première tentative d'évacuation ratée à l'automne 2012 - a déclaré mardi à l'Assemblée nationale que l'évacuation de la Zad était sa "priorité", même s'il s'agit d'une opération "périlleuse".

Trop périlleuse d'ailleurs pour sa ministre de l'Environnement Ségolène Royal, qui n'a pas craint de défier le chef du gouvernement en estimant dimanche qu'il fallait renoncer au projet devant le risque qu'il y ait "mort d'homme".

Les occupants de la Zad ont certes pris les 500 cartons de déménagement qui leur avaient été laissés symboliquement place de la Paix, dans le bourg de la commune de Loire-Atlantique, par les partisans du "transfert" de l'actuel aéroport de Nantes, pour les inciter à partir "pacifiquement".

Mais ils les ont laissés à dessein prendre l'eau, sous les averses du bocage nantais. Certains, disent-ils, de remporter la bataille et de laisser cette terre aux agriculteurs.   Suite...