Brexit-Des banques pourraient délocaliser à Francfort et Paris

lundi 17 octobre 2016 15h01
 

LONDRES, 17 octobre (Reuters) - Des banques basées à Londres vont commencer à transférer certaines activités à Francfort à partir du second semestre de 2017 afin d'avoir un accès complet au marché européen, a déclaré lundi un haut responsable allemand.

Hubertus Väth, qui dirige la Frankfurt Main Finance, la principale organisation en charge de promouvoir la place financière allemande, a dit que des banques lui avait assuré qu'elles allaient déplacer certaines activités en Allemagne l'an prochain.

"La taille précise de l'opération reste à déterminer. Il y aura une étude à faire mais il n'y a pas d'urgence", a dit à Reuters Hubertus Väth en marge d'une conférence sur le Brexit.

"Nous avons déjà des petites équipes, des équipes exploratoires qui étudient certains aspects. Nous regardons nos options sur l'immobilier et nous avons des indications très, très claires que les choses vont bouger, pas pour toutes les activités cependant", a-t-il ajouté.

Quelques petites opérations pourraient commencer à être transférées dans les prochains mois mais les principales délocalisations se feront un peu plus tard, a-t-il dit.

"Nous les attendons pour la seconde moitié de l'an prochain. Les grands mouvements commenceront au second semestre de 2017", a-t-il ajouté.

Selon un responsable français, Paris et Francfort sont les deux seuls réels choix dans l'Union européenne pour la relocalisation des activités des établissements financiers après la décision de la Grande-Bretagne de quitter l'UE.

Arnaud de Bresson, directeur général de Paris Europlace, a déclaré les "les institutions financières mondiales" qui cherchaient à transférer des opérations dans la zone euro lui avaient confié que le choix se ferait entre l'Allemagne et la France.

La place financière de Paris tente d'accroître son attractivité en réduisant notamment les taxes sur les étrangers travaillant dans la finance.

"Nous sommes très engagés à présent pour réduire les contraintes (fiscales)", a dit Arnaud de Bresson. (Huw Jones; Claude Chendjou pour le service français, édité par Patrick Vignal)