Un sondage en Espagne esquisse un déblocage de la crise politique

dimanche 16 octobre 2016 12h38
 

MADRID, 16 octobre (Reuters) - L'Espagne, sans majorité parlementaire depuis décembre dernier, pourrait sortir de la crise si de nouvelles élections ont lieu cette année, selon un sondage Metroscopia publié dimanche par El Pais.

Cette étude crédite le Parti populaire (droite) du président du gouvernement sortant, Mariano Rajoy, de 37,8% des intentions de vote contre 33% aux élections de juin (et 28,7% lors du scrutin de décembre).

Cette progression en voix, que Metroscopia ne traduit pas en sièges, pourrait permettre à Rajoy, qui expédie les affaires courantes depuis un an, de constituer une coalition avec les centristes libéraux de Ciudadanos, qui resteraient la quatrième force politique avec 11,6% des intentions de vote (en recul par rapport à ses 13% du mois de juin).

Dans l'actuel Parlement, il manque sept sièges à l'alliance PP/Ciudadanos pour décrocher la majorité absolue.

Le sondage donne l'alliance de gauche radicale Unidos Podemos à la deuxième place, avec 22,1% des intentions de vote (contre 21,1% en juin).

Les socialistes du PSOE, dont le secrétaire général Pedro Sanchez a démissionné le 1er octobre dernier après avoir été mis en minorité par le comité fédéral du parti, seraient les grands perdants de nouvelles législatives, avec 18% des intentions de vote contre 22,7% en juin (et 22% en décembre).

La tenue de nouvelles élections législatives n'est encore qu'une hypothèse. Les partis ont jusqu'au 31 octobre pour former un gouvernement. A défaut, les Espagnols devront retourner aux urnes.

La direction du PSOE doit se réunir d'ici cette date-butoir, sans doute le 23 octobre, pour évoquer la situation. Jusqu'à présent, sous la férule de Sanchez, les députés socialistes ont refusé de voter la confiance à Rajoy, ou même de s'abstenir, ce qui lui aurait permis de former un gouvernement minoritaire.

L'enquête Metroscopia montre que 56% des électeurs socialistes sont favorables à ce que le PSOE permette la constitution d'un gouvernement PP minoritaire tandis que 37% préfèrent rester sur la ligne Sanchez.   Suite...