La France doit respecter ses engagements de déficit-Dombrovskis

vendredi 14 octobre 2016 08h32
 

PARIS, 14 octobre (Reuters) - La France doit tenir son engagement de ramener son déficit public sous 3% du PIB en 2017, a déclaré le vice-président de la commission européenne Valdis Dombrovskis, en excluant de revenir sur cette règle.

"La France nous a donné des assurances, elle doit les respecter et ramener son déficit dans les clous en 2017", dit-il dans une interview publiée vendredi par Le Figaro.

"C'est un débat qui est à éviter", ajoute-t-il, en réaction aux déclarations de plusieurs prétendants à la primaire de la droite pour la présidentielle, qui ont laissé entendre qu'ils pourraient laisser les déficits se creuser dans un premier temps en cas de victoire en 2017.

Le gouvernement a confirmé pour sa part, lors de la récente présentation du projet de loi de Finances 2017, sa volonté de ramener l'an prochain le déficit public à 2,7% du PIB (contre 3,3% attendu cette année).

Mais il a alimenté les doutes en fondant cet objectif sur un scénario de croissance jugé trop optimiste par les économistes et le Haut conseil des finances publiques .

Avant même de prendre connaissance du projet de budget français pour 2017, "notre première estimation est que le déficit sera autour de 3% l'an prochain", dit Valdis Dombrovskis, qui rencontre vendredi à Paris le ministre français de l'Economie et des Finances Michel Sapin.

"La marge de manoeuvre est très étroite et dépend, en particulier, de l'accomplissement des prévisions de croissance", ajoute-t-il en soulignant que "rétablir les comptes est un impératif de stabilité financière, quel que soit le cycle électoral".

A l'heure où certains appellent Bruxelles à relâcher sa pression sur les Etats pour permettre une consolidation de la reprise économique, le vice-président de la Commission indique qu'elle "n'envisage pas de revernir sur la règle des 3%, ni sur le plafond de la dette publique à 60%, ni sur la surveillance préventive des budgets nationaux, ni sur le volet punitif".

"Nous travaillons à simplifier les règles, à les rendre plus lisibles (...) mais il n'est pas question de changer radicalement la donne." (Yann Le Guernigou, édité par Tangi Salaün)