France-L'OFCE voit le lent redressement de l'économie continuer

mercredi 19 octobre 2016 09h00
 

PARIS, 19 octobre (Reuters) - L'économie française devrait poursuivre cette année et l'an prochain sa fragile reprise entamée en 2015 malgré les répercussions négatives du "Brexit" et des attentats, estime l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).

Dans ses dernières perspectives publiées mercredi, l'institut de recherches économiques a revu en légère baisse ses projections de croissance du produit intérieur brut (PIB) de la France, à 1,4% pour 2016 et 1,5% pour 2017, contre 1,6% pour les deux années auparavant.

Ces chiffres, supérieurs à ceux des grandes institutions internationales comme l'OCDE ou le FMI, qui tablent sur une croissance de 1,3% cette année et en 2017, se rapprochent du scénario d'une croissance de 1,5% sur les deux années maintenu par le gouvernement, même s'il est également battu en brèche par les économistes.

Malgré les répercussions négatives du Brexit sur le commerce extérieur et des attentats de l'été sur le tourisme - qui, combinés, amputeraient la croissance de 0,1 point de PIB en 2016 et de 0,2 point de PIB en 2017 - l'économie française continue donc de croître "à un rythme légèrement supérieur à son potentiel (1,3%)", relève l'OFCE.

Cette croissance poussive, également pénalisée par le trou d'air du milieu d'année, avec les grèves et les inondations du printemps, serait essentiellement entretenue par la demande intérieure cette année.

La progression de 1,5% de la consommation des ménages devrait s'accompagner d'une nette accélération de l'investissement (en hausse de 2,7% après +0,9% l'an dernier), sous l'effet combiné du redressement du taux de marge des entreprises, du contexte de taux bas et du prolongement de la mesure de suramortissement fiscal.

Une infime accélération sera observée en 2017, notamment parce que la politique budgétaire nationale ne sera pas un frein pour le PIB pour la première fois depuis sept ans, observe l'OFCE.

L'institut s'attend aussi à ce que la contribution du commerce extérieur à la croissance redevienne positive l'an prochain.

Ce niveau de croissance sera cependant suffisant pour observer des créations d'emplois dynamiques permettant de ramener le taux de chômage à 9,6% à la fin de l'année et à 9,4% fin 2017.   Suite...