Airbus-les syndicats mettent en garde contre des licenciements

mercredi 12 octobre 2016 13h00
 

TOULOUSE, 12 octobre (Reuters) - Les syndicats d'Airbus mettent en garde mercredi la direction du groupe contre d'éventuelles licenciements secs dans le cadre de son projet de réorganisation "Gemini".

Ce projet, annoncé le 30 septembre dernier, prévoit de fusionner à Toulouse les sièges de la branche d'aviation commerciale (Airbus SAS) et du groupe (Airbus Group SAS).

Effective en juillet ou août 2017, cette fusion doit permettre selon la direction d'éviter les doublons et de "gagner en agilité".

Dans un entretien publié début octobre par Le Monde, Fabrice Brégier, directeur général délégué du groupe avait jugé "prématuré" de parler de licenciement, soulignant que le groupe entendait privilégier les mesures de mobilité.

Il n'avait pas exclu toutefois que "d'autres mesures" soient mises en oeuvre, qui feraient alors l'objet de discussions avec les partenaires sociaux.

Pour le syndicat Force Ouvrière (FO), majoritaire dans l'entreprise, "aucun chiffre n'a été donné sur cette restructuration" lors d'un comité d'entreprise extraordinaire qui s'est tenu lundi au siège social de l'avionneur à Toulouse.

"Les sites de Suresnes et de Ottobrunn (en Allemagne) doivent être transférés à Toulouse, ce qui concerne près de 1.200 personnes, a expliqué mercredi à Reuters Yvonnick Dreno, coordinateur FO chez Airbus Group.

"La direction parle de départs volontaires mais nous mettons en garde contre des licenciements secs alors que nous affichons un carnet de commandes de plus de 1.000 milliards de dollars", souligne-t-il.

Le syndicat majoritaire admet les difficultés du groupe concernant sa branche hélicoptère et son programme de très gros porteur A380 mais met en avant les 2.7 milliards d'euros de bénéfices dégagés par le groupe l'an dernier.   Suite...