France-Navya, concepteur de la navette Arma, monte en puissance

mardi 11 octobre 2016 12h53
 

LYON, 11 octobre (Reuters) - La société française Navya, leader de la mobilité intelligente, et concepteur de la navette sans conducteur Arma, a annoncé mardi une augmentation de capital de 30 millions d'euros.

Elle se traduit par l'arrivée dans le capital de Navya du groupe français Kéolis, un leader mondial du transport en commun de voyageurs, de l'équipementier automobile Valéo, et du groupe Qatari Group8, spécialisé dans les investissements sur les solutions innovantes.

"Cette augmentation de capital est destinée prioritairement au développement international de l'entreprise et à la poursuite des investissements en R&D afin de conserver notre avance dans le domaine du véhicule autonome", a expliqué Christophe Sapet, président de Navya. "Elle permet de donner à Navya la structure d'une expansion pérenne."

La société, basée à Lyon et Paris, a parallèlement signé avec ses nouveaux actionnaires des accords stratégiques portant sur l'exploitation des technologies mises au point pour Arma et sur le déploiement de navettes autonomes dans le monde.

Vingt-cinq véhicules Navya destinés au transport en commun de voyageurs sont déjà en circulation dans le Monde, en France, en Suisse et en Australie. La présence de ces véhicules sans conducteur n'étant pas encore autorisée par le code de la route, ils circulent pour l'instant sur des sites propres privés.

Alors que la plupart des grands groupes automobiles sont investis dans la recherche sur la voiture autonome, Navya et EasyMile, société française basée à Toulouse, sont les deux seules sociétés au monde à fabriquer et commercialiser des véhicules collectifs intelligents.

"On peut dire qu'il y a aujourd'hui une vraie école française, un vrai savoir-faire français dans ce domaine", assure Christophe Sapet. "On assiste aux prémices d'une industrie française du véhicule autonome."

Navya, créée en 2004, a lancé en octobre 2015 la commercialisation d'Arma, navette électrique sans chauffeur capable de transporter quinze personnes, équipé de capteurs et d'une capacité de calcul embarquée lui permettant d'interagir avec son environnement.

La société emploie soixante personnes.

L'augmentation de capital de Navya, aux côtés des actionnaires existants (Gravitation, Capdecisif Managment, Robolution Capital), permet à l'actionnaire historique Robolution Capital de conserver le contrôle de la société.

Elle est désormais dotée d'un conseil de surveillance présidé par Bruno Bonnell. (Catherine Lagrange, édité par Emmanuel Jarry)