Sanan évoque un simple contact préliminaire avec Osram

lundi 10 octobre 2016 14h30
 

SHANGHAI/BERLIN, 10 octobre (Reuters) - Le fabricant chinois de semi-conducteurs Sanan Optoelectronics a confirmé lundi un "contact préliminaire", mais pas des négociations à proprement parler, avec le spécialiste allemand de l'éclairage Osram alors que la presse allemande lui prête l'intention de racheter ce dernier.

L'action Osram a effacé ses gains du début de séance et perdait 0,68% à 57,33 euros à 12h30 GMT à la Bourse de Francfort après la publication du communiqué de Sanan, qui fait état d'une seule réunion bilatérale avec l'entreprise allemande en vue d'une possible acquisition ou d'un accord de collaboration.

"A ce jour, nous n'avons pas eu de négociations concernant les modalités d'une transaction tels que son ampleur ou son prix. Nous n'avons pas non plus signé le moindre document contraignant", écrit Sanan dans une notification aux autorités de la Bourse de Shanghaï.

Si Sanan tentait effectivement de racheter Osram, dont la capitalisation boursière atteint environ six milliards d'euros, il s'agirait de la plus importante acquisition d'une entreprise allemande par un investisseur chinois.

Un acquéreur potentiel d'Osram pourrait dans un premier temps racheter la participation de 17,5% de Siemens avant de lancer une offre sur l'ensemble de la société.

Siemens n'a pas approuvé le changement d'orientation stratégique d'Osram, qui a décidé de délaisser la fabrication d'ampoules pour investir massivement dans les technologies à base de diodes électroluminescentes (LED).

Osram et Siemens ont refusé de d'exprimer sur le sujet.

Dans le cas du rachat de Kuka par Midea cette année, un projet de 4,5 milliards d'euros, le gouvernement allemand a dans un premier temps cherché à limiter à 49% le poids du groupe chinois d'électroménager au capital du constructeur allemand de robots industriels, considéré comme un "champion national" dans un secteur stratégique.

Mais le choix de plusieurs grands actionnaires de Kuka d'apporter leurs titres à l'offre d'achat de Midea a fait capoter ce projet.

Le ministère allemand de l'Economie a dit avoir pris note des articles de presse évoquant un projet chinois de rachat d'Osram. Il a ajouté qu'il ne commenterait pas un sujet concernant une entreprise privée.

Un porte-parole du ministère a déclaré que l'Allemagne était une économie ouverte aux investissements étrangers mais que le gouvernement veillait au respect d'une concurrence équitable avec les autres pays. (Bureau de Shanghaï, Paul Carrel à Berlin et Georgina Prodhan à Francfort; Bertrand Boucey pour le service français, édité par Marc Angrand)