10 octobre 2016 / 11:17 / il y a 10 mois

GRAPHES-Zone euro-Pas d'effet de contagion de la Deutsche Bank

* Ni contagion aux autres banques, ni contagion aux souverains: bit.ly/2eiOZJU

* Sous-performance boursière des banques européennes: bit.ly/2dFwMnk

10 octobre (Reuters) - Les difficultés des banques européennes, illustrées par les déboires de la Deutsche Bank , n'ont pas entraîné les effets de contagion constatés lors de la crise financière de 2008 puis de la crise des dettes souveraines de la zone euro en 2011-2012.

Certes l'indice sectoriel européen est en repli de 22% depuis le début de cette année, la conjugaison de réglementations plus strictes, de frais de justice et de l'apparition de taux d'intérêt négatifs pesant sur les bénéfices.

L'importance des prêts non performants dans le bilan des banques italiennes et la perspective d'une nouvelle et très lourde amende infligée à la Deutsche Bank aux Etats-Unis ont remis sur le devant de la scène la question de la santé financière des banques européennes.

Pourtant, si le coût d'achat d'une garantie contre le risque de défaut de la Deutsche Bank s'est tendu au cours des dernières semaines, il n'en est pas allé de même pour l'ensemble des banques européennes.

Celui-ci a plutôt diminué cette année et reste nettement inférieur aux points hauts observés pour la dernière fois pendant la crise des dettes souveraines au sein de la zone euro.

Le coût d'achat d'une garantie contre le risque de défaut des émetteurs souverains de la zone euro est quant à lui resté stable, illustrant le succès de la réforme bancaire européenne dans l'isolement du risque bancaire et du risque souverain.

Graphique de l'évolution du coût d'une garantie contre le risque de défaut de la Deutsche Bank, des banques européennes et des souverains de la zone euro depuis 2008 :

bit.ly/2eiOZJU

"Globalement, les banques ont accompli de gros progrès depuis la crise financière pour assainir leur bilan et ont porté leur ratio de fonds propres durs à environ 11% en Europe, soit le double de son niveau il y a huit ans", soulignent les analystes de JPMorgan Asset Management.

"Malgré la persistance de difficultés, les craintes d'une crise bancaire européenne paraissent exagérées", ajoutent-ils.

Les banques européennes sont en revanche très affaiblies par rapport à leurs concurrentes américaines depuis la crise des dettes souveraines au sein de la zone euro.

L'indice sectoriel des premières est à peine supérieur au point bas atteint lors de la crise financière de 2008 alors que celui des secondes est proche de ses niveaux du début des années 2000.

Depuis les points bas de 2008, l'indice KBW des banques américaines a été multiplié par 3,5 quand l'indice Stoxx des banques européennes a fait du surplace.

Graphique de l'évolution de l'indice KBW des banques américaines et de l'indice Stoxx des banques européennes depuis 1995 :

bit.ly/2dFwMnk

Source :

* Market Insight. Synthèse hebdomadaire. JPMorgan Asset Management. 10 octobre 2016 (Marc Joanny, édité par Dominique Rodriguez)

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