Il est prématuré de parler de licenciements chez Airbus-Brégier

samedi 1 octobre 2016 15h31
 

PARIS, 1er octobre (Reuters) - Il est "prématuré" de dire si les salariés d'Airbus doivent craindre des licenciements avec la fusion des structures du groupe au sein d'une nouvelle entité, déclare son numéro deux dans un entretien au Monde publié samedi.

Mais Fabrice Brégier, nouveau directeur général délégué, ne cache pas que cette réorganisation interne permettra de supprimer les doublons des fonctions "support".

A la question "les salariés d'Airbus doivent-ils redouter des licenciements?", il répond : "Il est prématuré de le dire."

"L'objectif, au niveau du groupe, dans chaque restructuration, c'est d'abord de faire en sorte que l'on joue sur la mobilité, sur la solidarité du groupe", déclare-t-il.

"Si, dans un certain nombre de cas, il y a besoin d'autres mesures, cela sera discuté avec les partenaires sociaux", ajoute-t-il toutefois.

Airbus Group SAS, la maison-mère opérationnelle du groupe Airbus, a annoncé vendredi sa fusion avec Airbus Commercial Aircraft, sa division d'avions civils, au sein d'une nouvelle entité baptisée "Airbus".

"La fusion des deux permet clairement de diriger Airbus au niveau du groupe et de supprimer tous ces doublons des fonctions support", souligne Fabrice Brégier.

Le dirigeant affirme que "sur le plan social, le groupe a toujours su trouver les bons traitements sociaux, même dans les cas les plus difficiles".

Les syndicats du constructeur européen ont fait part de leurs inquiétudes immédiatement après l'annonce de la réorganisation, qui vise à simplifier la gouvernance du groupe aéronautique et implique notamment la fusion des sièges sociaux.   Suite...