LEAD 1-Deutsche Bank admet un "problème de perception", son ADR chute

jeudi 29 septembre 2016 23h50
 

(Actualisé avec précisions, citations)

BERLIN, 29 septembre (Reuters) - Deutsche Bank a admis jeudi avoir un problème d'image auprès des investisseurs alors que son titre coté à New York touchait un plus bas record sur fond de nouvelles inquiétudes autour de sa santé financière.

La nouvelle poussée de fièvre fait suite à une dépêche de Bloomberg indiquant que des fonds spéculatifs qui se servent de Deutsche Bank pour la compensation de transactions sur des dérivés ont réduit leurs positions ou effectué des ajustements, signe que certaines contreparties deviennent méfiantes.

Barry Bausano, président de l'activité de hedge funds de Deutsche, a déclaré à la chaîne CNBC que la division de "prime brokerage" restait "très rentable". Mais, a-t-il reconnu, "il ne fait pas de doute que nous avons un problème de perception".

Dans un communiqué, la première banque allemande assure que la grande majorité des clients de ses services de trading continuent de lui faire confiance. "Ils comprennent parfaitement notre position financière stable, l'environnement macro-économique actuel, le processus juridique en cours aux Etats-Unis et les progrès en cours dans notre stratégie", dit le texte.

A Wall Street, l'ADR (American Depositary Receipt) de Deutsche Bank a perdu 6,67% à 11,31 dollars, après un plus bas record de 11,19 dollars, dans un volume sans précédent.

L'action traitée à Francfort avait clôturé la séance en hausse de 1,02% avant la publication de la dépêche de Bloomberg, mais elle a également reculé cette semaine à un plus bas record.

Le titre Deutsche Bank a perdu plus de la moitié de la valeur cette année dans la crainte de nouvelles amendes, dont une pouvant aller jusqu'à 14 milliards de dollars (12,5 milliards d'euros) aux Etats-Unis, qui la contraindrait à augmenter son capital.

Le ministère allemand des Finances a démenti mercredi un article de l'hebdomadaire Die Zeit selon lequel les autorités ont commencé à échafauder un plan de sauvetage dans l'éventualité où Deutsche Bank serait incapable de lever seule les capitaux nécessaires pour couvrir le coût du litige américain. (Gernot Heller et Andreas Rinke, avec Vikram Subhedar à Bangalore, Véronique Tison pour le service français)