Engie-Le contexte pour une vente du pôle E&P s'améliore-DG

jeudi 29 septembre 2016 11h51
 

PARIS, 29 septembre (Reuters) - La capacité d'Engie à céder son exploration-production (E&P) pétrolière et gazière dans de bonnes conditions s'est améliorée avec le rebond des prix du brut mais le groupe pourrait se donner encore du temps pour mieux valoriser ses actifs, a déclaré jeudi sa directrice générale, Isabelle Kocher.

Le projet de vente du pôle E&P d'Engie s'inscrit dans le cadre d'un plan de cessions de 15 milliards d'euros sur la période 2016-2018 présenté en début d'année, l'énergéticien français ayant déjà signé pour environ six milliards de ventes d'actifs à fin juin.

"Entre aujourd'hui et il y a six mois (...), notre capacité à vendre dans de bonnes conditions nos activités d'exploration-production s'est largement améliorée", a déclaré Isabelle Kocher lors d'une rencontre avec l'Association des journalistes économiques et financiers (Ajef).

"Il y a des actifs qu'on vend maintenant parce qu'on n'a aucun espoir de les voir remonter (...) et il y a des actifs où c'est moins clair. L'exploration-production, tout à fait à dessein, on ne l'a pas mise en vente tout de suite ; là on commence à être dans des zones un peu charnières où ça devient intéressant de le faire", a-t-elle ajouté.

"On est en train de creuser (...) les différents scénarios de sortie, mais le parti pris n'est pas forcément la vitesse, c'est le meilleur scénario de valorisation, et ça peut nous amener à attendre encore un peu."

Les déclarations d'Isabelle Kocher interviennent au lendemain de la décision de l'Opep de baisser légèrement sa production de pétrole, l'Arabie saoudite et l'Iran ayant mis de côté leurs différends au vu de la pression des prix bas sur les finances des membres du cartel.

Les activités d'exploration-production d'Engie sont logées au sein de sa filiale Engie E&P International, que le français détient à 70% après en avoir cédé 30% à la société China Investment Corporation en 2011.

A fin 2015, Engie E&P International était implantée dans 13 pays - essentiellement en Europe et en Afrique du Nord - et détenait 343 licences, ses réserves prouvées et probables s'élevant à 699,2 millions de barils équivalents pétrole (Mbep) et sa production à 59,1 Mbep. (Benjamin Mallet, édité par Jean-Michel Bélot)