La réforme de Bâle III, déséquilibrée, doit évoluer-Dombrovskis

jeudi 29 septembre 2016 10h24
 

par Francesco Guarascio

BRUXELLES, 29 septembre (Reuters) - Le projet de réforme des règles internationales de solvabilité bancaire en cours de discussion risque de défavoriser les banques européennes et doit être modifié, a déclaré jeudi le commissaire européen aux Services financiers, Valdis Dombrovskis.

Le Comité de Bâle, organe international de supervision bancaire qui rassemble une trentaine de pays, s'est donné jusqu'à la fin de l'année pour mener à bien la refonte des règles actuelles dites de "Bâle III", avec pour objectif de réduire l'exposition du secteur au risque.

Mais les détracteurs de cette réforme, en Europe et au Japon principalement, jugent qu'elle va trop loin et lui reprochent d'augmenter de manière disproportionnée les capitaux que les banques devront détenir pour couvrir leurs positions à risque.

"Dans l'état actuel des choses, les propositions que Bâle a soumises à consultation impliqueraient d'importants besoins en capitaux dans toutes les régions", a dit Valdis Dombrovskis lors d'une conférence à Bruxelles, exprimant ainsi la critique la plus explicite à ce jour du projet par un responsable européen.

Les ministres des Finances de l'UE ont déjà demandé que la réforme n'augmente pas de manière importante les besoins de fonds propres des banques mais ils ne sont pas allés jusqu'à critiquer publiquement les propositions du Comité de Bâle.

"Nous voulons éviter des changements qui conduiraient à une augmentation importante des besoins globaux de fonds propres supportés par le secteur bancaire européen", a dit Dombrovskis lors de la conférence organisée par la Fédération bancaire européenne (FBE).

Les banques et les responsables politiques de l'UE craignent de voir la réforme défavoriser les établissements du Vieux Continent au profit de leurs concurrents américains en faisant ressortir un risque accru lié à leurs portefeuilles de prêts.

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