** LE POINT SUR LES MARCHÉS avant l'ouverture en Europe **

jeudi 29 septembre 2016 07h49
 

PARIS, 29 septembre (Reuters) - Les principales Bourses européennes sont attendues en nette
hausse jeudi à l'ouverture en profitant à leur tour, après Wall Street et l'Asie, de l'accord
entre pays de l'Opep sur une légère diminution de la production du cartel, une première décision
de ce type en huit ans qui a fait bondir de 5% les cours du pétrole. 
    D'après les premières indications disponibles, le CAC 40 parisien pourrait gagner
jusqu'à 1,2% à l'ouverture et le Dax à Francfort 1%, tout comme le FTSE à Londres
.
    Mercredi, ces trois indices avaient interrompu une séquence de trois baisses de suite à la
faveur d'un rebond de l'action Deutsche Bank, dont la chute avait tiré les marchés
actions européens vers le bas. 
    La Bourse de Tokyo évolue en hausse de quelque 1,5% peu avant sa clôture, poursuivant ainsi
le mouvement de yo-yo entamé depuis le début de la semaine. Elle est cette fois portée par une
hausse de plus de 3% du sous-indice regroupant les valeurs liées au pétrole et au charbon
.
    La place boursière japonaise bénéficie aussi du recul marqué du yen par rapport au dollar et
à l'euro, la devise japonaise, valeur refuge traditionnelle, étant délaissée dans le mouvement
vers des actifs plus risqués favorisé par l'envolée des cours du pétrole.
    L'indice MSCI regroupant les valeurs d'Asie et du Pacifique (hors Japon) 
progresse de 0,8% 
    La Bourse de New York a fini sur un gain de quelque 0,5% mercredi, la place new-yorkaise
s'étant retournée à la hausse en fin de séance, portée par son compartiment énergétique (+4,34%)
après la décision de l'Opep de baisser sa production de brut.
    Arès leur forte progression de mercredi, les cours du pétrole se stabilisent avant
l'ouverture de l'Europe, certains intervenants de marché se demandant si l'Opep réussira à aller
jusqu'au bout de l'accord de principe conclu mercredi. Le cartel décidera en novembre, lors de
sa réunion ministérielle, comment sera répartie, pays par pays, la réduction de la production.
    "Je crois que les acteurs de marché ne sont pas encore complètement convaincus", a déclaré
Daisuke Uno, chargé de la stratégie chez Sumitomo Mitsui Bank.
    
    PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES À L'AGENDA DU 29 SEPTEMBRE :
 PAYS    GMT    INDICATEUR                   PÉRIODE       CONSENSUS     PRÉCÉDENT
 DE      07h55  Demandeurs d'emploi          septembre     -5.000        -7.000
                Taux de chômage                            6,1%          6,1%
 EZ      09h00  Climat des affaires          septembre     0,05          0,02
                Sentiment économique                       103,5         103,5
 DE      12h00  Inflation (1ère estimation)  septembre     inch.         inch.
                - sur un an                                +0,6%         +0,4%
 US      12h30  PIB (définitif)              T2            +2,5%         +2,4%
 US      12h30  Inscriptions chômage         semaine 9/24  260.000       252.000
 US      14h00  Promesses de ventes immo     août          inch.         +1,3%
  
    VALEURS À SUIVRE
    * EDF. Moody's a annoncé mercredi avoir abaissé de "A2" à "A3" sa note à long terme
du groupe, l'agence de notation estimant que le plan annoncé en avril par l'électricien français
pour renforcer ce bilan ne compensait pas pleinement les risques associés au projet nucléaire
Hinkley Point, en Grande-Bretagne. 
    
    * UBISOFT - L'Assemblée générale du numéro trois mondial des jeux vidéo pourrait
se révéler moins tendue que prévu entre la famille Guillemot et VIVENDI. Le groupe de
Vincent Bolloré devrait en effet faire profil bas et s'abstenir de soumettre une résolution de
dernière minute pour demander un siège au conseil, ont déclaré à Reuters deux sources proches du
dossier. 
    
    * BANKIA. Le fonds de sauvetage des banques espagnol a dit mercredi qu'il
étudierait l'opportunité d'une fusion entre la banque et Banco Mare Nostrum (BMN), un autre
établissement public, un rapprochement qui créerait un nouvelle entité pesant plus de 240
milliards d'euros d'actifs. 
    
    * AIR BERLIN. La deuxième compagnie aérienne allemande derrière Lufthansa
, a annoncé mercredi un plan de restructuration qui se traduira par une division par
près de deux de sa flotte et la suppression de 1.200 postes. 
    
    
    * Tableau des principaux marchés mondiaux : 

 (Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Bertrand Boucey)