Banca Generali engage Goldman Sachs pour le dossier FinecoBank

jeudi 22 septembre 2016 07h57
 

LONDRES, 22 septembre (Reuters) - Banca Generali a engagé Goldman Sachs dans le cadre de ses négociations en vue de racheter la participation de contrôle d'UniCredit dans la banque et société de courtage en ligne FinecoBank, ont dit mercredi deux sources au fait du dossier.

Les négociations en question achoppent toujours sur le prix en raison de la grande quantité d'obligations UniCredit que détient FinecoBank, ont ajouté les sources.

Selon des analystes d'ICBPI, FinecoBank détient 12 milliards d'euros d'obligations UniCredit et trois milliards d'euros environ d'autres titres de dette de la banque italienne, le tout représentant 80% de ses actifs.

FinecoBank jouit d'un traitement comptable et réglementaire favorable sur ce type d'avoirs puisqu'elle est contrôlée par UniCredit, a dit l'une des sources. Mais si le propriétaire changeait, ce régime pourrait se terminer, a-t-elle ajouté.

FinecoBank compte plus d'un million de clients et gère près de 26 milliards d'euros d'actifs. UniCredit détient 55,4% de son capital, le nouvel administrateur délégué Jean-Pierre Mustier ayant vendu une part de 10% dès son entrée en fonction le 11 juillet dernier.

L'opération, si elle se faisait, valoriserait l'intermédiaire financier en ligne à plus de trois milliards d'euros, UniCredit exigeant du numéraire uniquement, ont encore dit les sources.

Jusqu'à présent, Banca Generali propose une solution toute en titres et "la procédure pourrait être lente; UniCredit veut une transaction en cash, ce qui se révèle un obstacle de taille", a dit l'une d'elles, ajoutant qu'UniCredit n'est pas pressé de vendre FinecoBank.

Assicurazioni Generali, maison-mère de Banca Generali, , n'a fait aucun commentaire, de même que sa filiale, FinecoBank et UniCredit. Goldman Sachs n'était pas disponible dans l'immédiat.

D'autres sources ont dit mardi que trois candidats se détachaient - Amundi, Generali et Poste Italiane - pour l'achat de Pioneer, filiale de gestion d'actifs d'UniCredit, une opération qui pourrait représenter autour de trois milliards d'euros.

(Pamela Barbaglia et Anjuli Davies, Wilfrid Exbrayat pour le service français)