Coface veut doper sa rentabilité dans le cadre de son plan

mercredi 21 septembre 2016 18h17
 

PARIS, 21 septembre (Reuters) - Coface a dévoilé mercredi son nouveau plan stratégique triennal qui doit lui permettre de s'adapter à un environnement difficile ainsi qu'à la perte des activités de gestion des garanties publiques à l'export.

L'assureur crédit, dont la banque Natixis détient un peu plus de 40% du capital, entend ainsi réduire ses coûts et se concentrer sur ses activités rentables sur les marchés émergents afin de délivrer un rendement sur fonds propres moyens de plus de 9% d'ici trois ans, contre 8,4% en 2015 et 3,3% à juin dernier.

"La stratégie de croissance du groupe sera adaptée à la réalité de chaque marché", a souligné le groupe dans un communiqué.

Dans le cadre du plan "Fit to Win", Coface prévoit d'économiser 30 millions d'euros en 2018 afin de compenser la perte de la gestion des garanties publiques, que le gouvernement a décidé de transférer à la banque publique Bpifrance.

Le groupe, qui doit détailler son plan jeudi lors d'une réunion à Londres avec les investisseurs, entend par ailleurs distribuer au moins 60% de son résultat net et envisage d'utiliser un éventuel excédent de capital par le versement de dividendes exceptionnels ou par le rachat d'actions.

Il cible également un ratio de solvabilité situé dans le haut de la fourchette de 140% à 160% et une notation de solidité financière de A au minimum.

Au 1er semestre, le groupe avait subi une contraction de 61% de son résultat net, plombé par la hausse des sinistres dans les pays émergents.

Compte tenu de la hausse de ces sinistres qui pénalisent les groupes exportateurs, Coface avait alors réitéré sa prévision d'un bond de son ratio de sinistralité entre 63% et 66% pour 2016, comme annoncé début juillet.

Le titre a repris quelque 46% depuis le plus bas historique atteint le 5 juillet (4,205 euros en clôture), après l'annonce de sa prévision de hausse de ratio de sinistralité. Il perd toutefois encore plus de 34% depuis le début de l'année (+4,87% à 6,14 euros mercredi en clôture).

Il s'échange ainsi nettement en deçà de son prix d'introduction en Bourse à 10,40 euros en juin 2014. (Jean-Michel Bélot et Maya Nikolaeva, édité par Gilles Guillaume)