Eni reporte la cession de sa distribution en Italie-sources

mardi 20 septembre 2016 19h37
 

MILAN/LONDRES, 20 septembre (Reuters) - La compagnie pétrolière italienne Eni a reporté la cession prévue pour trois milliards de d'euros de son réseau de distribution de gaz et d'électricité en Italie, a-t-on appris de plusieurs sources proches du dossier, l'incertitude politique liée au référendum constitutionnel prévu d'ici la fin de l'année ayant bloqué plusieurs opérations importantes dans le pays.

Le groupe contrôlé par l'Etat pensait entamer le processus de cession de ces actifs à la fin de l'année, mais il l'a finalement repoussé à 2017, espérant que la situation politique et le sort du président du Conseil, Matteo Renzi, seraient plus clairs d'ici-là.

Matteo Renzi a dit à plusieurs reprises qu'il démissionnerait de la tête du gouvernement et renoncerait à la politique si la réforme constitutionnelle était rejetée lors de ce référendum qui doit avoir lieu fin novembre ou début décembre.

Un porte-parole d'Eni a dit que la cession restait envisagée et s'est refusé à tout autre commentaire.

Le report de la vente de ces activités, qui comptent plus de huit millions de clients et dont la valeur est estimée à trois milliards d'euros au maximum, s'ajoute au gel de plusieurs autres projets de cessions importantes d'actifs détenus par l'Etat en Italie cette année, y compris la vente d'une deuxième tranche du capital de Poste Italiane.

Si la banque toscane Monte dei Paschi di Siena, dont l'Etat est le premier actionnaire, reporte son augmentation de capital de cinq milliards d'euros, une possibilité selon d'autres sources, le montant total des projets retardés dépassera 10 milliards d'euros. (Stephen Jewkes et Pamela Barbaglia, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Marc Angrand)