GB-Près de 13.500 sociétés bénéficient du "passeport européen"

mardi 20 septembre 2016 13h37
 

LONDRES, 20 septembre (Reuters) - Près de 13.500 banques, compagnies d'assurance, sociétés d'investissement et autres institutions financières utilisent actuellement au Royaume-Uni le "passeport européen" qui leur assure l'accès aux marchés du reste de l'Union européenne, a annoncé le directeur général de la Financial Conduct Authority (FCA) dans une lettre publiée mardi.

Le passeport européen permet à toute entreprise autorisée à opérer dans l'un des pays de l'Union de s'implanter dans la totalité de l'Union européenne. Il a contribué au cours des dernières décennies au développement de la place financière de Londres.

L'autorité financière britannique a recensé 8.008 entreprises utilisant un passeport "entrant", c'est à dire émis par l'un des 27 autres Etats membres de l'UE pour leur permettre de faire des affaires en Grande-Bretagne ou ailleurs, et 5.476 utilisatrices d'un passeport "sortant", émis par une autorité britannique au profit d'une entreprise britannique pour lui permettre d'accéder au reste de l'Union.

Ces chiffres ont été publiés à la demande d'un comité du Trésor britannique chargé d'évaluer l'impact du vote britannique du 23 juin en faveur de la sortie du pays de l'UE.

"Ces chiffres nous donnent une première idée des effets de la perte d'un accès intégral au marché unique dans les services financiers. L'activité menacée pourrait être importante", a déclaré Andrew Tyrie, président du comité du Trésor.

De nombreuses banques et sociétés financières craignent que les négociations à venir sur la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union débouchent sur un accord qui ne leur assurerait pas le maintien des conditions d'activité actuelles. Cela pourrait conduire certaines d'entre elles à réduire leur présence à Londres, mais aussi restreindre l'accès de sociétés de l'UE aux marchés de capitaux.

"Aucun arrangement simple ne peut préserver les arrangements existants liés au passeport tout en assurant au Royaume-Uni l'influence et le contrôle dont il a besoin sur l'évolution de la réglementation des services financiers", a dit Andrew Tyrie.

"Les efforts entrepris pour assurer aux entreprises basées au Royaume-Uni un accord convenable seront l'un des aspects les plus délicats des négociations sur l'avenir des relations entre le Royaume-Uni et l'UE." (Steve Slater; Marc Angrand pour le service français, édité par Juliette Rouillon)