Inquiétudes sur le site Airbus Helicopters de Marignane

lundi 19 septembre 2016 18h18
 

MARSEILLE, 19 septembre (Reuters) - Le président d'Airbus Helicopters, Guillaume Faury, s'est rendu lundi sur le site de production de Marignane, dans les Bouches-du-Rhône, pour tenter de rassurer les 8.500 salariés qui redoutent des suppressions de postes.

La filiale d'Airbus Group est fortement impactée par le ralentissement du secteur pétrolier - qui utilisent beaucoup d'hélicoptères sur les plates-formes offshore - ainsi que par la suspension par l'Agence européenne de la sécurité aérienne des vols de la flotte civile mondiale des Super Puma après un accident mortel survenu le 29 avril dernier en Norvège.

"Guillaume Faury a rappelé que des mesures sont à l'oeuvre pour faire face à la situation avec des mobilités de salariés chez Airbus Helicopters en Allemagne et chez Airbus à Toulouse et Saint-Nazaire", a indiqué la CFDT dans un communiqué.

"Le PDG n'a cependant pas caché que les quatre derniers mois de 2016 sont cruciaux pour Airbus Helicopters avec la concrétisation ou pas d'importants contrats en Pologne et en Asie, et la remise en vol du H225", le dernier dérivé en date de la famille des Super Puma, ajoute le syndicat.

Force Ouvrière, syndicat majoritaire dans le groupe, a récemment évoqué la possibilité de 400 suppressions de postes, sans licenciement sec, sur le site de Marignane.

PLUSIEURS HYPOTHÈSES À L'ÉTUDE

Guillaume Faury n'a pas directement répondu à cette interrogation, expliquant aux salariés que "plusieurs hypothèses étaient possibles".

"Cela dépendra si le contrat avec la Pologne se concrétise rapidement et positivement. Il a également parlé de deux autres gros contrats dont il n'a pas cité le nom", a déclaré à Reuters le délégué syndical central CFDT Didier Hacquart.   Suite...