Engie réfléchit à l'avenir de son activité GNL, selon la CGT

lundi 19 septembre 2016 14h08
 

PARIS, 19 septembre (Reuters) - Engie a engagé une réflexion sur l'avenir de ses activités dans le gaz naturel liquéfié (GNL) qui laisse présager une réorganisation et peut-être une cession, a indiqué lundi la CGT.

L'énergéticien français s'est fixé en début d'année un objectif de cessions de 15 milliards d'euros sur la période 2016-2018 qui devrait notamment concerner son activité d'exploration et production (E&P) pétrolière et gazière, pénalisée par la chute des prix.

"Il existe une réflexion sur l'avenir du GNL au niveau de la direction générale", a déclaré à Reuters Yves Ledoux, coordinateur central pour la CGT chez Engie.

"Comme les mêmes causes produisent les mêmes effets [que pour le pôle E&P, NDLR], il y aura une réorganisation et peut-être une cession", a-t-il ajouté, précisant qu'il s'agissait d'une déduction et non d'un projet avéré.

"C'est dans la stratégie du groupe de se séparer des activités liées au risques de marchés", a également souligné Yves Ledoux.

Une porte-parole de l'ex-GDF Suez n'a pas commenté ces informations dans l'immédiat.

Le pôle "Global Energy Management et GNL" du groupe, pénalisé par la chute du prix du pétrole et du gaz mais aussi des volumes de gaz vendus, a vu son chiffre d'affaires reculer de 47% et a enregistré une perte d'Ebitda de 39 millions d'euros au premier semestre.

Selon La Lettre de L'Expansion, qui a révélé lundi les inquiétudes des syndicats au sujet du GNL, Engie "devrait finir l'année en négatif sur ce segment".

Engie a par ailleurs mis en place un programme de "performance", Lean 2018, visant des économies récurrentes sur ses coûts opérationnels dont l'impact cumulé net sur l'Ebitda du groupe doit atteindre 1 milliard d'euros à horizon 2018.

La CGT avait indiqué début juin qu'elle craignait plus de 10.000 suppressions de postes en trois ans dans ce cadre, un chiffre démenti par le groupe. (Benjamin Mallet, édité par Dominique Rodriguez)