Grèce-Pas encore d'accord sur le fonds de privatisation

vendredi 16 septembre 2016 16h42
 

ATHENES, 16 septembre (Reuters) - La Grèce et ses créanciers internationaux restent en désaccord sur le choix du futur président du nouveau fonds de privatisation, l'un des points à régler avant le versement d'une nouvelle tranche d'aide, a déclaré vendredi un haut responsable du ministère des Finances.

La nomination du président de ce fonds est l'une des conditions au versement de nouvelles aides par les créanciers internationaux d'Athènes.

Au début du mois, le ministère français des Finances avait confirmé que Jacques Le Pape, un inspecteur des Finances, allait présider le conseil de surveillance de ce fonds. Mais Athènes a démenti qu'une décision définitive ait été prise.

La nomination des cinq membres du conseil de surveillance de ce fonds est prévue par l'accord de 86 milliards d'euros conclu en juillet 2015 par le gouvernement grec et les créanciers. Les créanciers ont nommé deux membres du conseil et Athènes les trois autres mais chacune des deux parties à un droit de veto sur les choix de l'autre.

Prié de dire si un terrain d'entente avait été trouvé, le responsable grec a répondu: "Non, mais nous parviendrons à un accord dans les jours à venir."

Des représentants de l'Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI) se trouvent actuellement à Athènes pour une revue de l'avancement des réformes prévue et les autorités espéraient qu'un compromis puisse être trouvé avant la fin de cette semaine.

La Grèce espère conclure rapidement cette évaluation afin d'obtenir le versement de 2,8 milliards d'euros supplémentaires de prêts et d'entamer le mois prochain une nouvelle "revue" de ses progrès.

Le transfert au fonds de privatisation de certaines sociétés publiques figure parmi les sujets encore en discussion avec les créanciers.

Le responsable du ministère grec des Finances a déclaré que "certains points techniques" étaient encore en discussion mais que la négociation progressait.

(Lefteris Papadimas; Marc Angrand pour le service français, édité par Patrick Vignal)