Pas de raison de modifier la politique de la BCE-Villeroy

vendredi 16 septembre 2016 09h53
 

PARIS, 16 septembre (Reuters) - La Banque centrale européenne n'a aucune raison de modifier sa politique monétaire pour l'instant mais elle serait "flexible" si la donne économique changeait, a déclaré le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau.

Dans une interview publiée vendredi par le Corriere della Sera, il prône en outre une "approche coordonnée" pour relancer l'économie dans la zone euro qui passerait par "plus de réformes en France ou en Italie, plus de soutien budgétaire en Allemagne".

"Nous avions décidé au mois de mars un paquet de mesures global, adapté à la trajectoire économique de ce moment-là", indique François Villeroy de Galhau à propos de la BCE, dont il est membre du conseil des gouverneurs. "Elle n'a pas changé depuis, par conséquent nous n'avons pas de raison de modifier notre politique".

"Si la donne économique devait changer, nous serions flexibles", ajoute-t-il.

En attendant, il estime que la politique monétaire de la BCE est "efficace", en témoignent ses prévisions d'inflation plus élevées (1,6%) pour l'an prochain.

"Nous nous rapprochons significativement de notre cible et devrions passer au-dessus de 1% d'inflation dans la zone euro d'ici quelques mois", assure François Villeroy de Galhau.

Interrogé sur la possibilité d'un prolongement au-delà de mars 2017 du programme de rachat d'actifs de la BCE, il répond : "Nous avons ainsi toujours dit que la date de mars 2017 n'est pas nécessairement une date couperet ; nous apprécierons aussi les progrès vers notre objectif d'une inflation proche de mais inférieure à 2%."

S'agissant des politiques nécessaires pour renforcer la croissance, il estime que la France, l'Italie et l'Allemagne doivent agir de concert, les deux premières en amplifiant les réformes structurelles, la troisième en mobilisant ses excédents budgétaires.

"Tout le monde devrait bouger en même temps pour faciliter le mouvement dans chaque pays. C'est cela que j'appelle une stratégie collective, un pacte de confiance entre les pays de la zone euro", dit-il encore.   Suite...