Trump vise 4% de croissance, veut créer 25 millions d'emplois

jeudi 15 septembre 2016 19h56
 

NEW YORK, 15 septembre (Reuters) - Donald Trump pense que les Etats-Unis doivent se fixer pour objectif d'atteindre une croissance économique annuelle de 4% et estime que son programme alliant baisses d'impôts et suppressions de certaines réglementations est susceptible de créer 25 millions d'emplois en une décennie.

Dans un discours prononcé devant l'Economic Club de New York, le candidat républicain à l'élection présidentielle du 8 novembre a expliqué que son équipe d'économistes estimait que son programme permettrait de dégager une croissance économique de 3,5%.

"Tout ce qui est cassé aujourd'hui peut-être réparé et tous les échecs peuvent être transformés en succès", a déclaré le milliardaire new-yorkais.

"Mes économistes ne veulent pas que je le dise, mais je pense que nous pouvons faire encore mieux que ça", a-t-il dit, évoquant l'objectif de 4%. L'idée a été développée à l'origine par Jeb Bush, qui fut un de ses adversaires lors de la primaire républicaine.

Au deuxième trimestre 2016, le produit intérieur brut (PIB) américain a progressé de 1,1% en rythme annuel, selon les chiffres publiés par le département du Commerce.

Donald Trump a dit jeudi que son programme prévoyait 4.400 milliards de dollars (3.915 milliards d'euros de réductions d'impôts) d'allègements fiscaux, tout en expliquant que l'impact ne serait pas aussi élevé pour les finances publiques.

Ses économistes pensent également que ses projets en matière de commerce, d'énergie et de régulation, ainsi que celui visant à réduire de 1% les dépenses hors défense éviteront au déficit budgétaire de se creuser.

L'optimisme de Donald Trump est toutefois contredit par certains économistes. En début de semaine, l'Oxford Economics estimait que l'économie américaine risquait de se contracter de 1.000 milliards de dollars d'ici 2021 s'il était élu.

Donald Trump a par ailleurs une nouvelle fois fustigé la Réserve fédérale qu'il a accusée d'être devenue un instrument politique sous l'ère Obama. Selon l'homme d'affaires new-yorkais, la Fed refuse de relever ses taux pour ne pas créer de choc économique qui viendrait obscurcir les derniers mois de Barack Obama à la Maison blanche. (Emily Stephenson et Steve Holland; Nicolas Delame pour le service français, édité par Danielle Rouquié)