Bayer sur le point d'acquérir Monsanto-sources

mercredi 14 septembre 2016 00h47
 

par Arno Schuetze et Greg Roumeliotis

FRANCFORT/NEW YORK, 14 septembre (Reuters) - Le groupe chimique et pharmaceutique allemand Bayer devrait annoncer mercredi l'acquisition de l'américain Monsanto pour plus de 66 milliards de dollars (58,85 milliards d'euros), ce qui serait la plus grosse opération de l'année dans le secteur des fusions-acquisitions, a-t-on appris auprès de personnes proches du dossier.

S'il accepte l'offre de Bayer, la plus importante jamais soumise en numéraire, Monsanto donnerait au groupe allemand l'occasion de devenir le numéro un mondial de l'agrochimie, un secteur en pleine consolidation.

Après plus de quatre mois de discussions, la percée décisive est venue avec une nouvelle amélioration par Bayer de son offre à 127,50 dollars par action soumise la semaine dernière, ont dit les sources.

L'accord envisagé valoriserait toutefois Monsanto à moins de 130 dollars par action, un seuil que le spécialiste américain des semences espérait atteindre, ont ajouté ces sources.

Si le conseil d'administration de Monsanto approuve la transaction mardi, le conseil de surveillance de Bayer se réunira mercredi pour donner son aval à cette acquisition et une annonce serait alors attendue avant l'ouverture de la Bourse de New York à 13h30 GMT, ont dit certaines des sources.

Il est encore possible que les administrateurs de l'une ou l'autre entreprise bloquent l'opération, ont averti les sources.

Bayer et Monsanto ont refusé de s'exprimer sur le sujet.

L'action Monsanto a fini mardi en recul de 0,83% à 106,10 dollars à Wall Street, cette fusion étant susceptible d'être examinée à la loupe par les autorités de la concurrence. Le titre Bayer a pour sa part cédé 0,27% à 93,30 euros à Francfort.

Le secteur de l'agrochimie est en pleine consolidation avec le projet de rachat du suisse Syngenta par le chinois ChemChina pour 43 milliards de dollars tandis que Dow et DuPont ont entrepris de fusionner leurs activités dans ce secteur pour créer un groupe valorisé à 130 milliards de dollars. (Bertrand Boucey pour le service français)