Début de l'évaluation des réformes entamées par la Grèce

lundi 12 septembre 2016 18h15
 

ATHENES, 12 septembre (Reuters) - Les créanciers de la Grèce ont entamé lundi une première réunion d'évaluation des progrès du pays sur les réformes prévues dans le cadre de son plan de sauvetage international négocié en 2015.

Cet examen, effectué par les chefs de mission de la Commission européenne, du Mécanisme européen de stabilité financière (MES), de la Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international, est obligatoire avant que la Grèce puisse toucher une nouvelle tranche d'aide de 2,8 milliards d'euros.

Athènes a reçu 7,5 milliards en juin après avoir adopté une série de mesures difficiles dans le domaine des retraites et de la fiscalité.

Le gouvernement de gauche du Premier ministre Alexis Tsipras a promis une libéralisation du marché de l'énergie, une réduction des dépenses liées aux retraites, l'accélération des privatisations et une meilleure gouvernance bancaire en échange de nouvelles aides.

La réunion de lundi a surtout porté sur un nouveau fonds de privatisation qui devrait permettre d'accélérer le processus de vente des biens de l'Etat et sur les actions à mener pour éradiquer la corruption politique.

Les ministres des Finances de la zone euro ont demandé vendredi à la Grèce d'accélérer le rythme des réformes.

Un second point sur la mise en oeuvre du plan de sauvetage est prévu pour octobre. Il devra s'accompagner d'un assouplissement des règles régissant le marché du travail.

La Grèce veut que les deux évaluations se passent bien pour pouvoir obtenir un nouvel allègement de sa dette et pouvoir participer au programme d'assouplissement quantitatif de la Banque centrale européenne (BCE). A terme, le but est de pouvoir à nouveau emprunter sur le marché obligataire. (Renee Maltezou; Danielle Rouquié pour le service français)