La BCE laisse des marges aux banques sur les créances douteuses

lundi 12 septembre 2016 16h46
 

* Les nouvelles recommandations ne sont pas contraignantes

* La BCE pourra quand même sanctionner des banques

* Graphique du ratio de créances douteuses par pays: tmsnrt.rs/2clwaCX

par Francesco Canepa et Balazs Koranyi

FRANCFORT, 12 septembre (Reuters) - Les banques de la zone euro pourront elles-mêmes fixer leurs objectifs de réduction de leurs créances douteuses et seuls les écarts importants seront sanctionnés, montrent les recommandations présentées lundi par la Banque centrale européenne.

La BCE s'efforce d'inciter les banques, notamment celles des pays les plus en difficulté comme l'Italie, de réduire le poids des créances douteuses dans leur bilan afin de favoriser le crédit et l'activité économique. L'encours total des créances douteuses dans la zone euro avoisine actuellement 900 milliards d'euros.

Les "lignes directrices" dévoilées lundi prévoient que les banques se dotent d'elles-mêmes d'objectifs chiffrés à un an et à trois ans, en l'absence desquels elles s'exposeraient à des "mesures prudentielles" de la BCE, parmi lesquelles pourrait figurer un relèvement des ratios réglementaires de solvabilité.

Mais la BCE a précisé que les nouvelles lignes directrices ne seraient pas contraignantes. Seuls des écarts "significatifs" par rapport aux objectifs pourraient déclencher des sanctions et dans de nombreux cas, le processus prendra plus de trois ans.

Cette méthode suggère que la BCE préfère augmenter progressivement la pression sur les banques plutôt que de leur forcer la main afin d'éviter un impact trop brutal sur leurs bénéfices.   Suite...