September 12, 2016 / 12:22 PM / in 10 months

LEAD 1-Alstom-Sirugue écarte à ce stade une montée de l'Etat au capital

3 MINUTES DE LECTURE

(Avec déclarations supplémentaires)

PARIS, 12 septembre (Reuters) - Le secrétaire d'Etat à l'Industrie a écarté lundi une augmentation de la participation de l'Etat au capital d'Alstom dans le cadre de la recherche d'une solution à la situation du site historique du groupe à Belfort.

"Aujourd'hui, ce n'est pas l'objectif sur lequel nous sommes", a déclaré Christophe Sirugue à RTL en réponse à des demandes en ce sens d'hommes politiques locaux.

"L'objectif sur lequel nous sommes c'est de mettre autour de la table l'ensemble des acteurs pour travailler sur le carnet de commandes" et sur "une poursuite durable des activités sur le site de Belfort", a-t-il poursuivi.

Ce maintien de l'activité sur ce site spécialisé dans la fabrication de motrices "passe probablement aussi par une diversification des activités", a-t-il fait valoir.

Alstom a annoncé la semaine dernière le transfert d'ici fin 2018 de la production de trains et du bureau d'études de Belfort vers son site de Reichshoffen, en Alsace, en précisant que 400 salariés sur 480 se verraient proposer un reclassement.

Cette annonce a provoqué un tollé des syndicats et des élus locaux et le chef de l'Etat, François Hollande, a fixé lundi l'objectif de sauver les activités ferroviaires du groupe à Belfort.

A l'occasion de la cession par Alstom de ses activités dans le secteur de l'énergie à General Electric pour se recentrer sur ses activités ferroviaires, l'Etat est entré à hauteur de 20% dans le capital du groupe grâce au prêt de titres jusqu'à fin 2017 par Bouygues, actionnaire à hauteur de 28%.

Ce prêt permet à l'Etat d'avoir 20% des droits de vote au conseil d'administration d'Alstom. L'Etat dispose aussi d'options d'achat lui permettant, s'il le souhaite, d'acquérir les titres prêtés par Bouygues.

"Nous considérons qu'il y a un savoir-faire qui est à Belfort extrêmement important, que ce savoir-faire nous en aurons besoin quand il y aura la reprise des commandes, dont on sait qu'elles sont annoncées pour 2020-2021", a expliqué le secrétaire d'Etat à l'Industrie.

Le gouvernement entend ainsi expliquer à ses interlocuteurs, notamment à la SNCF et à la RATP, ainsi qu'aux régions, que leur intérêt commun avec l'Etat est de maintenir une filière ferroviaire forte en France et de voir "sur cette base-là comment des synergies peuvent être trouvées", a-t-il ajouté.

La direction d'Alstom a justifié le transfert des activités de son site de Belfort par la baisse des commandes en France.

Le chef de l'Etat, François Hollande, a demandé lundi la sauvegarde des activités ferroviaires d'Alstom sur ce site, scellant l'immixtion de ce dossier industriel dans la campagne pour l'élection présidentielle du printemps 2017. (Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse)

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