Alstom-Hollande fixe l'objectif de sauver le ferroviaire à Belfort

lundi 12 septembre 2016 09h44
 

PARIS, 12 septembre (Reuters) - François Hollande a fixé lundi comme objectif de sauver les activités ferroviaires d'Alstom à Belfort, a annoncé lundi le ministre de l'Economie, Michel Sapin.

Le groupe, dont l'Etat détient 20% du capital, a annoncé le transfert d'ici fin 2018 de la production de trains et du bureau d'études de son site historique de Belfort vers celui de Reichshoffen (Alsace), provoquant la colère du gouvernement.

A l'issue d'une réunion interministérielle à l'Elysée, le ministre de l'Economie a précisé que des discussions auraient lieu cette semaine notamment avec ceux qui sont en capacité de passer des commandes de trains.

"Le président de la République nous a fixé un objectif : celui de faire en sorte qu'à Belfort les activités ferroviaires d'Alstom soient maintenues", a dit Michel Sapin à des journalistes.

"C'est à cet objectif là que nous allons travailler, avec les élus, avec les organisations syndicales, avec la direction d'Alstom et avec l'ensemble de ceux qui, en capacité de passer un certain nombre de commandes en France, peuvent permettre d'assurer le plan de charge qui permettra de sauver les activités ferroviaires d'Alstom à Belfort."

Le Premier ministre, Manuel Valls, s'est dit dimanche convaincu de pouvoir "sauver" Alstom à condition que les dirigeants du groupe "jouent pleinement leur rôle".

Le ministre de l'Economie a souligné qu'il y avait parallèlement des "problèmes de forme : nous avons dit déjà aux responsables de cette entreprise combien la manière de faire était inadmissible".

Le site compte actuellement 480 salariés. Alstom a déclaré que les 400 salariés concernés se verraient proposer un reclassement dans un autre site en France.

Une porte-parole d'Alstom n'a fait aucun commentaire sur les déclarations de Michel Sapin.

"Nous avons présenté un projet qui fait suite à un contexte que tout le monde connaissait (absence de charge, perte de commandes, etc.)", a-t-elle dit. "Il s'agit d'un transfert de 400 personnes en France. On se donne deux ans pour étudier chaque cas." (Jean-Baptiste Vey, avec Cyril Altmeyer, édité par Yves Clarisse)