RPT-Semaine de tous les dangers pour les bancaires à Wall Street

lundi 12 septembre 2016 06h00
 

(Répétition sans changement d'une dépêche transmise dimanche)

par Sinead Carew

NEW YORK, 12 septembre (Reuters) - Les banques américaines ont - fait rare par les temps qui courent - tenu leur rang à Wall Street, si l'on compare à d'autres secteurs de la cote, mais il se pourrait bien que cela soit à présent de l'histoire ancienne en raison d'une série de statistiques économiques médiocres peu propices à une prochaine hausse des taux de la part de la Réserve fédérale.

L'indice S&P-500 des bancaires est en hausse de près de 9% depuis le début du trimestre, dépassant largement l'avance de 1,4% de l'indice S&P-500 global.

Mais, alors qu'il est en recul de 4,6% depuis le début de l'année, l'indice sectoriel est bien parti pour dégager sa première surperformance trimestrielle depuis plus d'un an, porté par les déclarations volontaristes d'un nombre croissant de responsables de la Fed depuis août.

L'environnement de taux ultra-bas qui prévaut actuellement pèse lourdement sur les bilans des banques et toute éventualité d'un rehaussement des taux d'intérêt, même modeste, serait un soulagement bienvenu.

"Les prêts bancaires augmentent et la possibilité d'une hausse des taux implique qu'elles peuvent raisonnablement espérer faire plus d'affaires et gagner plus d'argent", dit Brad McMillan (Commonwealth Financial).

Les valeurs bancaires ont monté sur des anticipations de hausse des taux et sont redescendues lorsque ces anticipations se sont trouvées déçues, explique pour sa part Paul Nolte (Kingsview Asset Management).

C'est le deuxième schéma qui prévaut ce mois-ci, pour l'instant, les statistiques de l'emploi, des ventes automobiles et de l'activité dans les secteurs secondaire et tertiaire s'étant toutes retrouvées en deçà des prévisions.   Suite...