Tsipras accueille un sommet sud-européen sur la croissance

vendredi 9 septembre 2016 20h00
 

ATHENES, 9 septembre (Reuters) - Le Premier ministre grec Alexis Tsipras, qui accueillait vendredi à Athènes les dirigeants des pays du sud de l'Union européenne, a plaidé pour qu'ils fassent entendre leur voix davantage et obtiennent une action coordonnée pour stimuler la croissance au sein du bloc.

"Nous devons prendre des mesures pour favoriser l'emploi et la croissance et renforcer le sentiment de sécurité parmi nos concitoyens européens", a déclaré le chef du gouvernement grec.

Flanqué des dirigeants français, italien, portugais, maltais et chypriote et d'un représentant de l'Espagne, il a souhaité lancer une "initiative de dialogue pour unir l'Europe davantage, non la diviser".

La tenue de ce mini-sommet a toutefois été vue d'un mauvais oeil par les tenants de l'austérité budgétaire qui soupçonnent Athènes de vouloir ralentir le rythme des réformes imposées par l'Europe en échange d'une aide financière.

Certains responsables allemands craignent que ne se constitue au sein de l'Union européenne (UE) un bloc méditerranéen, baptisé ironiquement "Club Med", qui tenterait d'imposer un assouplissement des règles budgétaires communes, alors que pour eux l'orthodoxie s'impose plus que jamais au vu du départ prochain de la Grande-Bretagne.

Réunis vendredi à Bratislava, les ministres des Finances de l'Eurogroupe ont rappelé à la Grèce qu'elle devrait remplir ses engagements en matière de réforme pour obtenir de nouvelles aides.

Le sommet sud-européen s'inscrit dans un contexte particulièrement difficile pour l'Union européenne, affaiblie par une économie morose, la crise migratoire et le vote des Britanniques en faveur d'une sortie de l'UE.

Les chefs d'Etat et de gouvernement des Vingt-Sept (l'UE moins le Royaume-Uni) se retrouveront le 16 septembre à Bratislava pour un sommet consacré à l'avenir de l'UE.

Présent à Athènes, François Hollande a dit attendre de ce sommet des propositions sur la sécurité et la défense, la croissance, la crise migratoire, qui ne devrait pas exclure le droit d'asile, a souligné le président français.   Suite...