Alstom-L'Etat demande un dialogue avant toute décision sur Belfort

jeudi 8 septembre 2016 17h06
 

PARIS, 8 septembre (Reuters) - Le ministre de l'Economie et des Finances, Michel Sapin, et le secrétaire d'Etat à l'Industrie, Christophe Sirugue, ont demandé jeudi à Alstom "d'engager une phase de discussion et de négociation" avant toute décision définitive sur une éventuelle fermeture du site de Belfort.

"Les ministres seront particulièrement attentifs à l'évolution globale de l'emploi industriel à Belfort et au maintien de la capacité de la France à concevoir et fabriquer des locomotives", peut-on lire dans un communiqué de Bercy publié après une rencontre avec le PDG du groupe.

Les ministres avaient convoqué Henri Poupart-Lafarge après l'annonce de l'arrêt de la production de trains sur le site historique de Belfort pour tenir compte de baisses de commandes en France.

"Les ministres ont demandé à M. Poupart-Lafarge, avant toute décision définitive, d'engager une phase de discussion et de négociation avec l'Etat, les partenaires sociaux, les élus locaux et l'ensemble des parties prenantes", lit-on dans le communiqué de Bercy.

Le constructeur de matériel de transport, dont l'Etat détient 20% du capital, a annoncé mercredi qu'il allait transférer d'ici fin 2018 la production de trains et le bureau d'études de Belfort vers celui de Reichshoffen, en Alsace.

Le site de Belfort compte actuellement 480 salariés, dont 400 sont concernés par cette décision. Son activité sera recentrée sur la maintenance et la réparation.

Ségolène Royal, qui a la tutelle sur les Transports, a souligné jeudi sur France Inter que "nous regardons de très près ce qui se passe parce que personne n'y comprend plus rien". (Simon Carraud, édité par Yann Le Guernigou)