Google a deux semaines de plus pour répondre à l'UE sur Android

jeudi 8 septembre 2016 12h19
 

BRUXELLES, 8 septembre (Reuters) - Google, filiale d'Alphabet, a obtenu deux semaines supplémentaires pour répondre aux accusations de l'Union européenne selon lesquelles le géant technologique américain tire parti de la position dominante de son système d'exploitation pour appareils mobiles Android pour barrer la route à des concurrents.

Dans un courriel, un porte-parole de la Commission européenne a précisé jeudi que, à la suite d'une requête de Google, l'échéance définitive de Bruxelles pour une réponse du groupe dans ce dossier avait été fixée au 20 septembre, contre le 7 septembre précédemment et une date-butoir initiale du 27 juillet.

En avril, la Commission européene avait accusé Google de nuire à la concurrence en raison de l'exigence imposée aux fabricants de téléphones portables de préinstaller Google Search et le moteur de recherche Google Chrome sur leurs smartphones.

Le groupe américain pourrait se voir écoper d'une amende allant jusqu'à 7,4 milliards de dollars (6,56 milliards d'euros), soit 10% du chiffre d'affaires réalisé en 2015.

Bruxelles mène deux autres enquêtes sur Google, reprochant d'une part au moteur de recherches d'Alphabet de tromper les consommateurs et ses concurrents en manipulant les résultats de son moteur de recherches afin qu'ils favorisent ses propres services. (nL5N1124T1]

D'autre part, la Commission accuse la plate-forme "AdSense for Search" du groupe de restreindre la capacité de certains sites web tiers d'afficher les publicités contextuelles émanant de ses concurrents. (Foo Yun Chee, Benoît Van Overstraeten pour le service français)