September 7, 2016 / 5:51 AM / in a year

Une hausse des taux se justifie - Williams (Fed)

3 MINUTES DE LECTURE

par Ann Saphir

RENO, Nevada, 7 septembre (Reuters) - Relever les taux d'intérêt est à présent justifié car les Etats-Unis connaissent le plein emploi et l'inflation n'est plus guère éloignée de l'objectif d'un taux de 2% de la banque centrale, a déclaré mardi John Williams, le président de la Réserve fédérale de San Francisco.

"Une hausse est sur la table" à l'occasion de la prochaine réunion de la Fed, les 20 et 21 septembre, a-t-il dit à la presse, après avoir prononcé un discours à Reno (Nevada) dans lequel il disait préférer une hausse des taux qui intervienne rapidement plutôt qu'éloignée dans le temps.

Pour autant, a-t-il ajouté, il ne se fera pas forcément l'avocat d'une hausse des taux lors de cette réunion.

"Tout dépendra de ce que nous verrons", a expliqué Williams, notant qu'il n'avait pas encore jaugé l'impact d'une statistique publiée mardi et montrant un ralentissement plus fort que prévu du secteur des services.

La Fed a relevé les taux en décembre dernier, après une décennie pratiquement de statu quo et les traders sont partagés quant à l'éventualité qu'elle récidive cette année.

Williams a dit aussi qu'il anticipait un rythme de resserrement monétaire moins marqué qu'il ne l'envisageait il y a encore un an parce qu'à son sens la faible croissance de la productivité et le vieillissement de la population freinent le taux de croissance potentiel des Etats-Unis à 1,5%-1,75% par an.

Ce qui implique que les taux risquent à terme de plafonner à 3%, a-t-il ajouté.

"Cela ne laisse guère de possibilités de baisser les taux en cas de récession", a dit Williams. "Pour se donner un peu plus de marge de manoeuvre, on peut par exemple se fixer un objectif d'inflation de 3% voire même un peu plus".

La Fed s'est fixé un objectif d'inflation implicite de 2% depuis 2012 et Williams a constaté qu'un certain nombre d'économistes et de responsables monétaires étaient farouchement opposés à un objectif supérieur.

Mais, a-t-il fait valoir, les guerres inflationnistes des années 70 n'ont plus cours et l'inflation faible est la principale préoccupation économique du moment. En outre, a-t-il poursuivi, une inflation de 3% et même de 4% n'est pas vraiment très élevée.

"Les 2% ne sont pas gravés dans le marbre", a-t-il tranché.

Enfin, la Fed pourrait tout aussi bien renoncer à toute idée de fixer un objectif d'inflation et choisir à l'inverse un objectif de croissance nominale du PIB, a-t-il conclu.

Wilfrid Exbrayat pour le service français

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below