Le plan de relance routier serait financé par les péages-sources

mardi 6 septembre 2016 16h52
 

par Gilles Guillaume

PARIS, 6 septembre (Reuters) - Le nouveau plan de relance autoroutier, en discussion depuis cette semaine entre les concessionnaires et l'Etat, pourrait être financé par des hausses de péages sur les sections concernées par les travaux plutôt que par un allongement de la durée des concessions comme dans le précédent plan, a appris mardi Reuters de plusieurs sources proches du dossier.

L'Asfa (Association des sociétés françaises d'autoroutes) a transmis jeudi dernier une liste de projets de travaux routiers pouvant entrer dans le cadre du plan d'investissement évoqué fin juillet par François Hollande. Une première réunion entre les concessionnaires et les services de l'Etat s'est tenu lundi au secrétariat d'Etat aux Transports.

"Le financement n'est pas tranché mais on penche plutôt vers des investissements moyennant l'acceptation de hausses tarifaires", a déclaré à Reuters une des sources.

Le secrétariat d'Etat aux Transports a confirmé la réunion de lundi mais refusé de faire d'autre commentaire.

"C'est le bon sens qui parle", ajoute une autre source. "En cas d'allongement (des concessions), il faut passer par Bruxelles, ce qui est incompatible avec les exigences du président de la République."

François Hollande aimerait en effet voir les premiers travaux lancés dès le début de l'année 2017. Les services de l'Etat et les concessionnaires vont maintenant devoir sélectionner dans la longue liste de projets sur la table - représentant pas moins de dix milliards d'euros en tout.

Au final, le montant du nouveau plan devrait toutefois être inférieur au plan précédent lancé en 2015 (3,3 milliards d'euros en échange d'un allongement de deux ans et demi en moyenne de la durée des concessions).

Le plan de 2015, scellé après près d'un an de crise sur le niveau de rentabilité des autoroutes, comportait une vingtaine de grandes opérations surtout axées sur des élargissements de voies.   Suite...