30 août 2016 / 20:27 / il y a un an

LEAD 2-Wall Street freinée par les déboires fiscaux d'Apple en Europe

* Le Dow a perdu 0,26%, le S&P-500 0,20% et le Nasdaq 0,18%

* L'UE demande à Apple de rembourser 13 mds à l'Irlande

* Les banques profitent de l'anticipation d'une hausse de taux (Répétition sans changement d'une dépêche transmise mardi soir)

par Rodrigo Campos

NEW YORK, 31 août (Reuters) - La Bourse de New York a fini en baisse mardi, entraînée vers le bas par Apple, auquel la Commission européenne a demandé de rembourser 13 milliards d'euros d'impôts à l'Irlande.

Le recul a toutefois été un peu limité par la progression des valeurs bancaires alors que les investisseurs anticipent une prochaine hausse des taux aux Etats-Unis, même s'ils continuent de s'interroger sur le calendrier qu'adoptera la Réserve fédérale.

L'indice Dow Jones a cédé 48,69 points, soit 0,26%, à 18.454,30. Le S&P-500, plus large et principale référence des investisseurs, a perdu 4,26 points, soit 0,20%, à 2.176,12 alors que le Nasdaq Composite a reculé de 9,34 points, soit 0,18%, à 5.222,99.

"Le marché actions va probablement observer une pause car les investisseurs se mettent en position d'attente jusqu'à ce que des éléments plus tangibles de croissance économique apparaissent", dit Terry Sandven, responsable de la stratégie sur le marché actions chez US Bank Wealth Management.

Avec une baisse de 0,77% à 106,00 dollars, Apple, première capitalisation boursière mondiale, a été le principal frein sur le S&P-500 et le Nasdaq.

La Commission européenne lui a ordonné mardi de verser 13 milliards d'euros d'impôts impayés à l'Irlande après avoir conclu que les arrangements fiscaux entre Dublin et le fabricant de l'iPhone s'apparentaient à une aide publique illégale.

Les 10 grands indices sectoriels du S&P ont fini dans le rouge, à l'exception des valeurs financières portées par la perspective d'une hausse des taux susceptible de gonfler leurs bénéfices. Goldmans Sachs (+1,9%) et JPMorgan Chase (+0,82%) ont terminé en tête des rares hausses du Dow Jones. Wells Fargo et Bank of America ont pris 2,14% et 2,21% respectivement.

L'hypothèse d'un prochain tour de vis monétaire aux Etats-Unis a gagné en épaisseur depuis que Janet Yellen, la présidente de la Fed, a déclaré vendredi que les arguments en faveur d'une hausse des taux se renforçaient aux Etats-Unis. L'annonce mardi d'une nette amélioration de la confiance du consommateur américain n'a fait qu'accentuer cette impression.

BOEING SOUFFRE, LES COMPAGNIES AÉRIENNES BRILLENT

L'indice du secteur financier a pris 0,8% et il est repassé au-dessus de son niveau du 16 décembre dernier, date à laquelle la Fed a relevé ses taux pour la première fois en près de 10 ans.

Pour les mêmes raisons, le dollar continue de se raffermir dans l'attente des chiffres de l'emploi au mois d'août aux Etats-Unis, qui donneront vendredi de nouvelles indications sur l'état du marché du travail et plus globalement de l'économie américaine. Le billet vert a grimpé à un plus haut de trois semaines face à un panier de devises de référence, à 96,143, et il est repassé sous 1,1150 pour un euro.

Le marché obligataire est en revanche plus tranquille et le rendement à 10 ans des obligations du Trésor américain n'a guère évolué, aux alentours de 1,57%.

Boeing a cédé 1,57% à 130,81 dollars et a été pour sa part le principal contributeur à la baisse du Dow Jones. Le constructeur aéronautique, confronté à un net recul de ses commandes, a annoncé lundi qu'il s'abstiendrait d'augmenter les prix de ses avions de ligne l'an prochain, une première depuis 2009.

Dans le même secteur, les compagnies aériennes ont en revanche été particulièrement en vue dans le sillage de United Continental Holdings, maison mère d'United Airlines, qui s'est envolée de 8,61% à 50,99 dollars après avoir débauché le numéro deux d'American Airlines (+2,43%), Scott Kirby, placé au poste de président avec pour mission d'épauler le nouveau directeur général Oscar Munoz.

Hershey a chuté de 10,76% à 99,65 dollars, le groupe alimentaire Mondelez ayant renoncé à son projet de fusion avec le fabricant de confiseries. Mondelez a en revanche gagné 3,95% à 44,74 dollars.

Abercrombie & Fitch s'est pour sa part effondré de plus de 20% à 18,29 dollars, l'enseigne de prêt-à-porter ayant renoncé à sa prévision d'une hausse de ses ventes à magasins comparables cette année. (avec Yashaswini Swamynathan à Bangalore; Bertrand Boucey pour le service français)

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