Le premier actionnaire de l'institut GfK dément vouloir vendre

vendredi 26 août 2016 11h56
 

FRANCFORT, 26 août (Reuters) - L'actionnaire majoritaire de l'institut allemand GfK, notamment connu pour ses enquêtes sur la consommation, a dit vendredi ne pas envisager de céder des parts de la société, démentant ainsi un article du magazine WirtschaftsWoche disant qu'une cession ou fusion était à l'ordre du jour.

"Les statuts de (la holding majoritaire) GfK Verein montrent qu'il n'est pas facile de procéder à une vente d'actions, une telle transaction devant recevoir l'approbation du directoire et du conseil de surveillance, ce qu'ils n'accorderont pas", déclare Hubert Weiler, président de GfK Verein, cité dans un communiqué.

Jeudi, WirtschaftsWoche a rapporté que les groupes américains Nielsen et IMS Health étaient intéressés par la participation de 56,5% de GfK Verein dans GfK, tout comme Kantar, une division du groupe britannique de publicité WPP.

Le démenti de GfK Verein faisait reculer le titre GfK à la Bourse de Francfort: vers 09h45 GMT, l'action perdait 4,07% à 27,93 euros, effaçant ainsi une bonne partie des gains engrangés la veille.

Il y a deux semaines, le président du directoire de GfK, Matthias Hartmann, et celui du conseil de surveillance, Arno Mahlert, avaient annoncé leur démission en raison d'un désaccord avec GfK Verein.

Ce dernier a précisé avoir nommé jeudi un nouveau président du conseil de surveillance.

Depuis quelques années, GfK pâtit de la concurrence en ligne. L'action accuse un repli de 9,7% depuis le début de l'année, après -9,1% en 2015 et -15,7% en 2014.

"GfK Verein est un soutien de long terme pour GfK et fera tout son possible pour ramener l'entreprise sur la voie d'un succès durable", a assuré Hubert Weiler dans son communiqué.

(Maria Sheahan, Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Marc Angrand)