GB-La consommation des ménages a porté la croissance au T2

vendredi 26 août 2016 10h58
 

LONDRES, 26 août (Reuters) - Portée par la plus forte augmentation de la consommation des ménages sur un an depuis la crise financière, l'économie britannique a enregistré une croissance de 0,6% au deuxième trimestre, période pourtant marquée par l'incertitude liée au vote du 23 juin sur l'avenir de la Grande-Bretagne au sein de l'Union européenne, confirment les statistiques officielles publiées vendredi.

Après la victoire du camp du Brexit lors de ce scrutin, de nombreux économistes pensent que la période avril-juin aura marqué un pic de croissance par rapport aux trimestres suivants, qui devraient se caractériser par un ralentissement de la croissance, voire une récession.

Au début du mois, redoutant les effets du "Brexit" sur la conjoncture, la Banque d'Angleterre a abaissé son taux directeur pour la première fois depuis 2009 et relancé son programme de rachat d'obligations.

Selon les données publiées vendredi par l'Office des statistiques nationales (ONS), le produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 2,2% par rapport au deuxième trimestre 2015, une hausse également conforme à la première estimation publiée le mois dernier.

L'ONS a précisé ne pas avoir constaté d'impact notable de l'imminence du vote du 23 juin sur l'activité économique du deuxième trimestre.

Les dépenses des ménages, qui sont le moteur de la reprise économique britannique à l'oeuvre depuis trois ans, ont augmenté de 0,9% au deuxième trimestre par rapport au premier, soit leur rythme de progression le plus soutenu depuis le troisième trimestre 2014.

Sur un an, la croissance de la consommation atteint 3,0%, du jamais vu depuis la fin 2007.

L'ONS note également que les investissements des entreprises ont enregistré une hausse inattendue, de 0,5%, au deuxième trimestre, après un recul sur les trois premiers mois de l'année.

Sur un an, ils sont néanmoins en repli de 0,8%, comme au premier trimestre. C'est la première fois depuis fin 2009 début 2010 que l'investissement des entreprises diminue au cours de deux trimestres de suite en rythme annuel.   Suite...