La Fed proche de ses objectifs d'emploi et d'inflation-Fischer

dimanche 21 août 2016 17h26
 

21 août (Reuters) - La Réserve fédérale n'est plus très loin d'atteindre ses objectifs de plein emploi et d'une inflation de 2%, a déclaré dimanche Stanley Fischer, vice-président de la banque centrale américaine, sans pour autant se prononcer sur le calendrier d'une éventuelle hausse des taux d'intérêt.

Depuis le relèvement de ses taux décidé en décembre - le premier tour de vis monétaire depuis près de dix ans - la Fed a laissé entendre qu'une nouvelle hausse interviendrait cette année mais les investisseurs ne sont pas tous convaincus que l'institut d'émission passera à l'acte.

Le compte-rendu de la dernière réunion du comité de politique monétaire de la Fed, celle des 26 et 27 juillet, a montré mercredi que les membres de ce comité restaient divisés sur la nécessité de relever les taux d'intérêt dans un avenir proche.

Stanley Fischer s'est livré à une appréciation plutôt optimiste de la conjoncture américaine, disant notamment que le pays était proche d'une situation de plein emploi et que le marché du travail s'améliorait encore.

"Nous sommes proches de nos objectifs", déclare-t-il, selon le texte d'un discours qu'il devait prononcer à Aspen, dans le Colorado.

"Le comportement (du marché du) travail s'est montré remarquablement résistant", poursuit-il, ajoutant que le taux d'inflation hors essence et produits alimentaires était "à portée de main" de l'objectif de 2%.

Stanley Fischer s'exprimait quelques jours avant Janet Yellen, la présidente de la Fed, qui doit prendre la parole vendredi, à l'occasion du symposium économique Jackson Hole, dans le Wyoming, la réunion annuelle des dirigeants de banques centrales du monde entier qui dure cette année du 25 au 27 août.

En juin, la Fed a laissé entendre que deux hausses des taux étaient possibles cette année, mais les investisseurs estiment quasi-nulles les chances d'un tour de vis monétaire lors des réunions de septembre ou de novembre.

Selon les futures sur taux, les acteurs de marchés évaluent à près de 50% la probabilité d'une hausse des taux en décembre, à l'occasion de la dernière réunion de la Fed.

Stanley Fischer, qui a dit par le passé que la banque centrale devait veiller à ne pas trop traîner pour remonter les taux, n'a pas réitéré cet argument lors de son discours. (Jason Lange, Benoît Van Overstraeten pour le service français, édité par Marc Angrand)