Hinkley Point n'est pas indispensable, dit un concurrent d'EDF

mardi 16 août 2016 14h26
 

LONDRES, 16 août (Reuters) - La Grande-Bretagne n'a pas besoin du projet de réacteurs nucléaires d'Hinkley Point défendu par EDF pour assurer son approvisionnement en électricité car de nouvelles capacités de production seront bientôt disponibles, a déclaré le directeur général de SSE , le numéro deux du marché britannique de l'énergie.

SSE prévoit de construire de nouvelles centrales électriques au gaz et des champs d'éoliennes en mer capables de compenser la fermeture de sites plus anciens, explique Alistair Phillips-Davies dans un article publié sur le site internet Politics Home.

"Si Hinkley n'avance pas, il y a beaucoup de solutions de compensation", ajoute-t-il.

Déjà fragilisé par de multiples obstacles, l'avenir du projet de construction de deux nouveaux réacteurs nucléaires de type EPR sur le site de la centrale d'Hinkley Point, dans le sud-ouest de l'Angleterre, évalué à 18 milliards de livres (21 milliards d'euros), est remis en doute après la décision, le mois dernier, de la Première ministre Theresa May de reporter la décision finale du gouvernement, apparemment liée aux inquiétudes suscitées par l'implication chinoise dans le montage financier.

Le groupe chinois China General Nuclear Power Corp (GCN) détient en effet 33% du projet.

Alistair Phillips-Davies estime que le gouvernement britannique doit s'efforcer de maintenir la confiance des investisseurs dans sa politique énergétique.

SSE détenait jusqu'en 2011 25% du projet NuGen, qui prévoit la construction d'une nouvelle centrale nucléaire dans le nord-ouest de l'Angleterre.

(Karolin Schaps; Marc Angrand pour le service français, édité par Bertrand Boucey)