El Khomri valide le licenciement d'un délégué CGT d'Air France

lundi 8 août 2016 15h57
 

PARIS, 8 août (Reuters) - Myriam El Khomri a validé le licenciement d'un délégué CGT d'Air France poursuivi dans l'affaire dite "des chemises arrachées" lors d'un comité central d'entreprise en octobre 2015, a annoncé le ministère du Travail lundi.

"A l'issue d'une analyse longue et minutieuse des faits survenus le 5 octobre 2015 en marge du comité central d'entreprise du groupe Air France, et sur la base des éléments portés au dossier, il ressort que la faute reprochée est d'une gravité suffisante pour justifier le licenciement du salarié protégé", peut-on lire dans un communiqué.

"Cette décision est cohérente avec le licenciement des quatre autres salariés impliqués dans le même dossier, qui ne bénéficient d'aucun mandat syndical et dont le cas n'est donc pas soumis à l'autorisation de l'inspection du travail", ajoute le ministère.

Le salarié concerné conserve la possibilité de former un recours de la décision de la Direction générale du travail devant le tribunal administratif, précise-t-il.

Aucun commentaire n'a pu être obtenu dans l'immédiat de la part d'Air France comme de la CGT.

Le 5 octobre 2015, le directeur des ressources humaines d'Air France, Xavier Broseta, et un responsable de l'activité long-courrier, Pierre Plissonnier, avaient été pris à partie par des salariés furieux après l'annonce de 2.900 suppressions de postes.

Les images montrant ces dirigeants fuyant les manifestants, chemise arrachée et costume déchiré, ont fait le tour du monde. D'autres cadres avaient été molestés et des vigiles blessés.

Le procès des salariés d'Air France poursuivis dans cette affaire a été renvoyé aux 27 et 28 septembre. (Marine Pennetier, édité par Yann Le Guernigou)