GB-Theresa May dévoilera mardi son plan pour l'industrie post-Brexit

mardi 2 août 2016 06h52
 

LONDRES, 2 août (Reuters) - La Première ministre britannique Theresa May présentera mardi son plan pour transformer l'économie du pays et l'adapter à l'environnement de l'après-Brexit, et relancera le concept de politique industrielle, enterré il y a 30 ans par Margaret Thatcher.

Theresa May présidera mardi la première réunion du comité sur "la stratégie économique et industrielle" dans ses bureaux du 10, Downing street, qui rassemblera les onze autres ministères pour présenter son plan pour une renaissance industrielle soutenue par l'Etat.

"Si nous devons profiter des opportunités offertes par le Brexit, il faut que notre économie toute entière soit exploitée", a dit May avant la réunion dans un communiqué publié par ses équipes.

"Il nous faut également un plan pour faire grimper la croissance dans tout le pays, des régions rurales jusque dans nos grandes villes", a-t-elle poursuivi.

A l'issue d'une campagne référendaire qui a révélé les frustrations de nombre de régions post-industrielles en difficulté, May prévoit d'unir le pays en s'attachant à améliorer le futur des "gens qui travaillent dur".

Le vote en faveur de la sortie de l'Union européenne, le 23 juin, a remis en question l'avenir de la cinquième économie mondiale, et certaines analyses anticipent une récession en Grande-Bretagne.

"Il nous faut une véritable stratégie industrielle qui se concentre sur une amélioration de la productivité, qui récompense ceux qui travaillent dur par de plus hauts salaires, et crée plus d'opportunités pour que les jeunes gens, quel que soit le milieu dont ils sont issus, aillent aussi loin que là où leur talent les porte", a dit May.

La Première ministre devra trouver la juste mesure pour mettre fin au déclin long de plusieurs décennies du secteur manufacturier britannique affecté par la mondialisation, sans entraver les mécanismes de marché qui rendent par ailleurs la Grande-Bretagne compétitive.

Les industries déjà implantées dans le pays sont susceptibles de recevoir de l'aide : les groupes automobiles Jaguar Land Rover, Vauxhall, détenu par General Motors et Nissan, ou encore le groupe aéronautique BAE Systems pourraient donc traverser la tempête du Brexit avec plus de facilité. (William James,; Julie Carriat pour le service français)